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Helena Rubinstein dans son laboratoire à Saint-Cloud, années 1930

Helena Rubinstein, la pionnière des cosmétiques

27 min
À retrouver dans l'émission

A l’occasion de l’exposition "Helena Rubinstein, l’aventure de la beauté", jusqu'au 25 août 2019, au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, à Paris, rencontre avec Michèle Fitoussi, commissaire de l’exposition

Helena Rubinstein dans son laboratoire à Saint-Cloud, années 1930
Helena Rubinstein dans son laboratoire à Saint-Cloud, années 1930 Crédits : Archives Helena Rubinstein - L'Oréal ; DR

Mardi-expo

Tewfik Hakem s'entretient avec Michèle Fitoussi, journaliste et romancière, commissaire de l'exposition Helena Rubinstein, l'aventure de la beauté, au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, à Paris, et auteure de Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté (éditions Grasset, 2010). L'exposition retrace le parcours de cette femme d'avant-garde née en 1872, à Cracovie dans une modeste famille juive orthodoxe, fondatrice d'un empire auquel elle donnera son nom. 

Quand on imagine qu'elle est née dans une famille désargentée, pieuse, et qu'elle s'affranchit de tout cela, qu'elle s'émancipe à la fois de la religion et de son genre, puisqu'elle refuse de se marier, et qu'elle meurt 93 ans plus tard, à New York, milliardaire qui fit tout toute seule, bâtit un empire, contribua à l'industrialisation de la beauté et à sa culture, fut une grande collectionneuse, une grande mécène, aussi...

A son arrivée à Londres en 1907-1908, le maquillage n'existait pas - comme aux Etats-Unis- il était réservé aux prostituées et aux actrices, c'était donc un signe de rébellion. En 1903, lorsqu'elle écrit : « la beauté c'est le pouvoir », elle a sa propre cause à défendr.e »

On l'expédie en 1896, en Australie, parce qu'elle refuse de se marier - qu’elle est rebelle, et sait exactement ce qu'elle ne veut pas faire. Quand elle y arrive, elle a vingt-quatre ans, mesure 1,47 mètre, est intelligente, est volontaire, courageuse. Elle se bat tant et si bien qu'elle ouvrira son propre salon en 1901. De "Haya", son prénom trop juif elle devient "Helena". Toute sa vie, néanmoins, elle défendra ce qu'elle est, son identité, sera partout en butte à l'antisémitisme, trouvera des parades pour s'en sortir, ne changera jamais de nom.

Portrait d'Helena Rubinstein, vers 1930.
Portrait d'Helena Rubinstein, vers 1930. Crédits : Sarah Lipska - Musée d'Art et d'Histoir du Judaïsme

Ce que nous voulions aussi, c'était montrer des échantillons de sa collection - des pièces d'art africain qui voisinent avec sa collection de sculptures - Helena Rubisnstein a été une grande collectionneuse d'Art premier, elle possédait plus de six-cent pièces. Elle avait la passion du visage humain et du visage féminin, en particulier. 

Portrait d'Helena Rubinstein - 1953, Paris
Portrait d'Helena Rubinstein - 1953, Paris Crédits : Archives Helena Rubinstein - L'Oréal ; DR

Pour cette exposition, on s'est appuyées sur l'exposition de Vienne dans le parcours, puisqu'on a reproduit le parcours déjà imaginé à partir des sept villes phares de Helena Rubinstein qui meurt à New York ; Cracovie, Vienne, Melbourne, Londres, New-York, Paris - ville qu'elle a adorée, elle y a rencontré tous les artistes importants - Tel-Aviv. Et puis, on a agrémenté cela d’œuvres d'art prêtées par des collectionneurs, des musées, un tableau de Chagall, magnifique - elle aimait beaucoup Chagall qu'elle avait rencontré dans les années 20, d'autres tableaux de peintres...

"Helena Rubinstein, L'aventure de la beauté"
"Helena Rubinstein, L'aventure de la beauté" Crédits : Corinne Amar. Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

C'était une bosseuse. Elle disait : "J'aime le travail acharné, il éloigne les rides de l'âme et de l'esprit". Toute sa vie, elle aura travaillé dur, pour réussir, pour rester au sommet, pour se battre, elle n'est pas seule dans ce domaine, mais elle est d'avant-garde, elle comprend en ce début du vingtième siècle que la beauté va émanciper les femmes et leur permettre de se réinventer. Elle avait toujours de nouvelles idées. 

Son grand plaisir quand elle ne travaillait pas ; aller dans les Galeries ou à Drouot acheter de l'Art premier.  Elle était très précurseur.

Programmation musicale :

Glenn Miller, A Nightingale sang in Berkeley Square

Archive

Voix de Helena Rubinstein, 1960

Chroniques
6H30
10 min
Journal de 6h30
JOURNAL DE 6H30 du mardi 09 avril 2019
Intervenants
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