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Hoda Barakat

Hoda Barakat : " Les artistes qui défendent les droits de l'homme, personne ne les écoute"

26 min
À retrouver dans l'émission

A l'occasion de la journée spéciale France-Culture consacrée au 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, entretien avec la romancière franco-libanaise, Hoda Barakat, pour la parution de son roman, " Courrier de nuit ".

Hoda Barakat
Hoda Barakat Crédits : © Editions Actes Sud

Lundi-livre

Tewfik Hakem s'entretient avec l'écrivaine Hoda Barakat qui publie son sixième roman, "Courrier de nuit", traduit de l'arabe (Liban) par Philippe Vigreux, aux Editions Actes Sud. Un roman épistolaire construit autour de cinq lettres jamais envoyées par leurs auteurs, lesquels ont en commun d'avoir fui les catastrophes du monde arabe et de vivre en exil, dans une ville européenne, indéterminée. Pour sa chronique mensuelle, Oriane Jeancourt, du magazine Transfuge, viendra partager son coup de cœur littéraire.

Arrivés à l'époque où nous sommes actuellement, les Droits de l'homme, qu'est-ce qu'il en reste ? Ils sont très fortement bafoués. 

La guerre civile libanaise a commencé en 1975. En 1970, j'étais déjà à l'Université. Beyrouth était une ville très ouverte, je pouvais savoir tout ce qui se passait dans le monde. On lisait, on recevait les journaux, les revues de l'étranger, on était très attaché à ce que l'humanité était arrivée à mettre en place. Notre époque est une époque triste.

Il y a des migrants qu'on compte par millions de par le monde, ces migrants-là qui meurent sur les routes ou en mer, c'est une masse qu'on ne voit pas de près. J'ai essayé de m'approcher si près de ces abîmes, sans pour autant expliquer. J'étais beaucoup dans la profondeur de cette solitude. Ces gens-là, ce qui les réunit, c'est de se sentir étrangers, là où ils sont, et d'être sur le départ.

Si je n'ai pas ce sentiment d'être profondément étrangère, j'ai cette sensibilité d'avoir des antennes étrangères. Mes références ne sont pas arabes, sauf pour ce qui est de la langue. Je ne vis plus au Liban, je n'y vais plus qu'en visite. Il y a une infime minorité au Liban qui parle des droits de l'homme. le Liban est très divisé, en miettes, aujourd'hui. Il n'y a que les artistes pour parler des droits de l'homme, mais personne ne les écoute.

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