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Des réfugiés syriens photographient Beyrouth

Imane Humaydane : "La fête est partout à Beyrouth mais il y a aussi cette peur qui accompagne notre vie"

21 min
À retrouver dans l'émission

Entretien avec l'écrivaine Imane Humaydane qui a réuni dans "Beyrouth Noir" quinze auteurs pour quinze nouvelles autour de cette ville paradoxale et meurtrie.

Des réfugiés syriens photographient Beyrouth
Des réfugiés syriens photographient Beyrouth Crédits : PATRICK BAZ - AFP

Jeudi noir dans le Réveil culturel, avec :

Imane Humaydane, écrivaine, pour Beyrouth noir, aux éditions Asphalte.

Beyrouth est la cité de la violence et du pardon, de la mémoire et de l’oubli, de la guerre et de la paix, une ville paradoxale où le chaos et la fête habitent la même adresse, une mosaïque enchantée, éclatée, sans cesse réinventée et mise à l’honneur dans Beyrouth Noir, un recueil de quinze nouvelles noires écrites par des auteurs pour la plupart de Beyrouth, et réunis par l’écrivaine Imane Humaydane, préoccupée par l’envie de faire entendre des voix singulières du Liban ou ayant emporté le pays et plus particulièrement Beyrouth dans leur exil. Elle nous propose ce riche éventail de regards diversifiés sur une ville profondément meurtrie par la guerre.

Je voulais qu’on raconte la guerre civile mais pas seulement, car le roman se charge de la narrer depuis les années 80, je voulais raconter des histoires qu’on n’a pas encore entendues, faire parler les voix tues jusqu’à présenter mais aussi raconter des banalités comme l’histoire d’un type qui vend pizzas, cela donne un profil profond et réel de la génération après-guerre de Beyrouth.

Bâtiments à la périphérie du quartier d'Achrafieh à Beyrouth
Bâtiments à la périphérie du quartier d'Achrafieh à Beyrouth Crédits : Михаил Алаеддин / Sputnik - AFP

Mon premier roman, je ne pouvais pas l'achever à cause de la peur que j’ai ressentie jusque dans mon corps durant la guerre, quand j’ai travaillé sur Beyrouth noir c’était comme si je voulais être plus courageuse qu’avec mon premier roman, être en face de la violence…

Je crois qu’on n’a pas encore écrit sur la guerre du Liban, il y a encore beaucoup de travail sur notre mémoire. Ce qui a déjà été fait n’est rien que le début, les Libanais veulent savoir pourquoi il y avait la guerre, pourquoi Beyrouth est encore victime de violence.

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