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L'âcre parfum des immortelles, Nach et Serge Teyssot-Gay

Jean-Pierre Thorn : "On a beau nous matraquer, nous mutiler, on ne renonce pas : la passion de changer le monde, on l'a dans ses tripes"

26 min
À retrouver dans l'émission

Rencontre avec le réalisateur Jean-Pierre Thorn pour la sortie de son film "L'âcre parfum des immortelles"

L'âcre parfum des immortelles, Nach et Serge Teyssot-Gay
L'âcre parfum des immortelles, Nach et Serge Teyssot-Gay Crédits : Willy Vainqueur

Mercredi-ciné

Tewfik Hakem s'entretient avec le réalisateur Jean-Pierre Thorn à l'occasion de la sortie en salles de son film L'âcre parfum des immortelles. Sous forme d’une lettre adressée à Joëlle, son amour disparu trop tôt, Jean-Pierre Thorn remonte le fil de sa vie pour retrouver les figures aimées et rebelles qui ont peuplé ses films, revivre les combats qui ont marqué sa vie.

C'est un retour sur elle - Joëlle - et à travers elle, pour la faire revivre, je reviens sur mes différents films. Je me rends compte que finalement ces beaux rebelles que je retrouve dans ma vie - à l'usine ou ensuite, dans la culture hip-hop ou aujourd'hui à un rond-point avec les gilets jaunes - c'est la même histoire que je raconte : celle d'un peuple qui ne veut pas se soumettre et aspire à vivre dans un monde meilleur, un monde où l'égalité règne, où le racisme n'est plus. 

Je suis heureux de la faire revivre à travers ces belles personnes. Je pense que quand on fait un film documentaire, on aime les gens, on a envie de voir les traces qui restent, continuer à les faire vivre.

L'âcre parfum des immortelles - Joëlle
L'âcre parfum des immortelles - Joëlle Crédits : Jean-Pierre Thorn

Je peux la raconter cette histoire dédiée à mon aimée, ce film c'est une lettre d'amour et l'histoire d'une génération. On a beau nous matraquer, nous mutiler, on ne renonce pas. La passion de changer le monde, on l'a dans ses tripes. Ce film parle à la jeunesse d'aujourd'hui, parce qu'il faut cesser de mythifier notre histoire.

L'amour de cette femme m'a construit, elle avait vingt-cinq ans, j'en avais vingt. En faisant ce film, je retrouve des gens absents, aimés, je dialogue avec un fantôme : il m'a quand même fallu cinquante ans pour faire ce film. 

Cette correspondance amoureuse, ce sont les lettres d'origine - les siennes - seule chose que j'avais gardée d'elle ; notre échange de 120 lettres en l'espace de trois ans, et quelques photos. Le titre est venu presque tout de suite : je monte ces dunes dans les Landes, et à chaque fois, il y a cette odeur puissante des immortelles, et c'est comme s'il nous restait quelque chose aussi de la révolution, immortelle. Je reste fidèle aux premiers rêves.

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Je suis très admiratif de voir que des  jeunes se mobilisent, que des jeunes artistes comme Mélissa Laveaux, Gaël Faye, d'autres encore, utilisent la poésie, le lien social, ne sont pas dans le renoncement. Ça nous force à inventer des mots nouveaux. 

Programmation musicale

Dee Dee Bridgewater, Que reste-t-il ? (2005)

L'âcre parfum des immortelles
L'âcre parfum des immortelles Crédits : Jean-Pierre Thorn
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