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La lanterne de Nyx

Kan Takahama : "Aujourd'hui, dans le Japon mondialisé, la jeunesse est un peu perdue et manque d'exemples à suivre"

27 min
À retrouver dans l'émission

L'autrice japonaise de manga, Kan Takahama, est l'invitée du Réveil Culturel pour la parution du premier tome de "La lanterne de Nyx".

La lanterne de Nyx
La lanterne de Nyx Crédits : Kan Takahama - éditions Glénat

Vendredi-BD

Tewfik Hakem s'entretient avec Kan Takahama, autrice de manga, pour la parution du premier tome de la série historique La Lanterne de Nyx, aux éditions Glénat. Avec la participation de Sonia Déchamps, du magazine Casemate

On commence le livre en 1944, dans une période difficile, terrible pour le monde. Un des personnages est une personne âgée qui, pour rassurer sa petite fille effrayée par ce qui est en train de se passer, décide de lui raconter une période qui s'appelle la belle époque, de la fin du 19ème siècle jusqu'au début du 20ème. C'est un moment où la technologie commence à se développer, les gens sont plus libres, les artistes ont des activités multiples. C'est une époque florissante. 

Nagasaki, c'était vraiment la ville par laquelle la culture étrangère pénétrait au Japon. Mais, c'est l'époque qui correspond à peu près à ce passage du centre de Nagasaki vers Tokyo. Il va y avoir une transformation et Tokyo va prendre cette place. Petit à petit, Nagasaki va perdre ce rôle de ville culturelle japonaise. Et, ensuite, en 1945, c'est cette ville-là qui sera bombardée. 

La lanterne de Nyx
La lanterne de Nyx Crédits : Kan Takahama - Editions Glénat

Les jeunes Japonais d'aujourd'hui lisent pas mal de mangas historiques. J'ai eu envie de proposer une série qui leur fasse réfléchir à ce qu'est une époque faste dans l'Histoire. 

Une belle époque, ça a deux sens : c'est un moment où l'homme a développé une technologie, s'est éloigné de la religion et a commencé à penser différemment les choses. Grâce au développement de la science, il y a une pensée plus libre. En même temps, il y a des choses qu'on a perdues, des traditions.                                                                                   
Et j'ai l'impression qu'avec tous ces éléments-là, une perte d'identité a suivi. Le Japon, pendant la deuxième guerre mondiale ou avant, s'est lancé dans une mauvaise voie. Cet ensemble a entrainé un complexe des Japonais face à leur identité. 

Ce que je sens vraiment, au Japon, c'est que la religion a perdu de son influence et que les gens se sont mis à hésiter et à être inquiets sur la métaphysique. Les personnes âgées, qui pouvaient autrefois influencer ou donner des voies possibles à la jeunesse, ont disparu. La jeunesse est un peu perdue et manque d'exemples à suivre. 

Avec la chronique de 

Sonia Déchamps, du magazine Casemate, donne ses conseils de lecture et évoque trois mangas :
Beastars de Paru Itagaki (éd. Ki-Oon)
Solanin d’Inio Asano (éd. Kana)
My home hero, de Masashi Asaki et Naoki Yamakawa (éd. Kurokawa)

Programmation musicale

Yuki Nakayamate, Silhouette call, extrait de la compilation "Midnight in Tokyo", volume 3
Pizzicato Five, Plage non titrée 

Bibliographie

Intervenants
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
Réalisation
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