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Lyna Khoudri, César 2020

Lyna Khoudri, portrait de la jeune comédienne en vogue

22 min
À retrouver dans l'émission

Sacrée meilleur espoir féminin aux Césars pour " Papicha ", la comédienne est à l'affiche de "Gagarine" de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, avant de retourner à Cannes avec l'équipe du film de Wes Anderson et " The French Dispatch "

Lyna Khoudri, César 2020
Lyna Khoudri, César 2020 Crédits : Source Wikipedia

Mercredi-Ciné

Tewfik Hakem s'entretient avec la comédienne Lyna Khoudri à l'occasion de la sortie du film, Gagarine, de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh.  L'histoire d'une cité, Gagarine ; une chronique d'une certaine jeunesse, le temps des copains et des amours, le temps des rêves, dont celui de Youri qui veut sauver cette cité promise à la destruction.

C'est la première fois que je rencontre cette langue qui est le romani qui est parlée par beaucoup de gens dans ce monde de la communauté des Roms, et c'était intéressant de croiser ce chemin. Je n'ai pas appris la langue, mais des bribes, du texte par cœur, d'une manière phonétique. C'était des sons qui m'étaient assez familiers pas loin de l'arabe, en terme de prononciation. 

J'ai passé du temps avec des Roms, des gens qui m'ont aidée à préparer ce rôle. C'est la chronique d'une jeunesse au milieu d'une grosse tour de briques rouges qui va être démolie, et c'est comment ces destins se croisent et s'activent pour que la cité reste debout. Au milieu de ça, une histoire d'amour, belle parce qu'elle n'est pas prévue, parce que ces deux jeunes se rencontrent à d'autres endroits de leur vie. Et il se passe un coup de foudre

" A cet âge-là, on a des rêves qui nous tiennent éveillé "

Elle rêve de partir pour l'Amérique. je suis amoureuse de la découverte d'autres horizons. Elle rêve d'aller à New-York, moi je ne rêve pas plus de New-York que de Bali. A seize ans, forcément, on rêve d'aller à New-York quand on vit à Paris. 

La cité Gagarine ressemble à cette ville où j'ai grandi, à Aubervilliers. Des grands ensembles, beaucoup d'entraide, de solidarité, on est beaucoup par mètre carré, mais il y a des avantages.

Lyna Khoudri, Gagarine, 2021
Lyna Khoudri, Gagarine, 2021 Crédits : Haut et Court

Depuis mes dix-huit ans j'ai eu envie d'être comédienne. Le déclic s'est passé tardivement, après le bac. J'avais envie de repasser sur les planches, m'exprimer avec mon corps, mes mots, un texte, la vie active ne me plaisait pas trop. J'avais envie d'autre chose. J'ai eu très envie d'aller me réfugier au théâtre. 

" Au théâtre, on vit trente vies en une, c'est un métier assez fou "

On passe par des personnages qui sont en nous, la pluralité des destins que nous permet ce métier, je pense que ça m'excite un peu. Je ressens une sorte de protection quand je suis au théâtre, je me sens protégée, je ne suis pas obligée de me montrer moi. Je montre ce que je veux, ce qui est intéressant c'est de défendre mon personnage.

Je n'ai pas de critères pour un rôle, c'est surtout du feeling, de l'instinct, ce "ah, j'ai envie de le faire", c'est surtout le personnage. Et puis, après avoir lu le scénario, été séduite, c'est la rencontre avec le ou la réalisatrice qui clôture le projet. J'aime bien ramener ma touche, c'est vrai, dans le procédé de création. Faire un film c'est un travail d'équipe. On est tous là pour aller dans le même sens.

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