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Manu Larcenet

Manu Larcenet : "Dans le dessin, l’accident est ce qu’il y a de plus beau"

26 min
À retrouver dans l'émission

L’auteur de BD Manu Larcenet est lassé des crayons, des pinceaux et du papier. Il s’embarque pour un nouveau voyage à travers l’utilisation du numérique et pour fêter cet « adieu au papier », la galerie Barbier & Mathon à Paris propose une grande exposition de planches des années 2000 à aujourd'hui.

Manu Larcenet
Manu Larcenet Crédits : Dargaud / Rita Scaglia

MARDI EXPOSITION

avec Manu Larcenet, auteur de BD, pour l’exposition L’adieu au papier à la galerie Barbier & Mathon à Paris jusqu’au 15 septembre 2018.

Depuis que j’ai 12 ans, tous les jours je dessine avec les mêmes outils : plume, pinceau, feutre, stylo… J’en avais marre.          
J’ai découvert le numérique et c’est une nouvelle manière de penser le dessin, la planche et même le geste. C’est une renaissance pour moi.    
Parfois il y avait un élément dans la case qui me plaisait mais il était noyé. Maintenant s’il y a un accident qui arrive et qui est pour moi supérieur à ce que je peux faire de manière consciente, je peux le garder et bâtir autour.          
C’est de l’accident dans le dessin qu’on tire un style, une ambiance. Quand je me suis aperçu que je maîtrisais les pinceaux, je les ai jetés. J’ai commencé à dessiner au bic car au bout d’un moment on maîtrise tout. Il faut avoir envie d’aller sur la page et ces derniers temps je n’avais plus envie, je n’avais plus de surprise donc je suis passé à autre chose avec le numérique qui est plein de surprise pour moi...

Manu Larcenet, "Planche originale 09 du Combat Ordinaire T1 - Le combat ordinaire"  Ed. Dargaud, 2003, 29,6 x 41,2 cm, Encre de Chine sur papier
Manu Larcenet, "Planche originale 09 du Combat Ordinaire T1 - Le combat ordinaire" Ed. Dargaud, 2003, 29,6 x 41,2 cm, Encre de Chine sur papier Crédits : Dargaud / Galerie Barbier & Mathon

Dans cette exposition, je ne remarque que l’évolution de mon travail. Et surtout, je remarque tout ce que je ne fais plus, tout ce qu’il ne fallait pas faire. Quand je regarde tous les originaux présentés dans l’exposition, je vois que j’ai appris de chacun d’eux, en perspective, dans les masses de noir, les traits à utiliser, le découpage… J’ai appris en me trompant souvent, le dessin c’est une des rares choses dans la vie où j’apprends. 

Manu Larcenet, "Planche originale 11 du Combat Ordinaire T1 - Le combat ordinaire"  Ed. Dargaud, 2003, 29,6 x 41,2 cm, Encre de Chine sur papier
Manu Larcenet, "Planche originale 11 du Combat Ordinaire T1 - Le combat ordinaire" Ed. Dargaud, 2003, 29,6 x 41,2 cm, Encre de Chine sur papier Crédits : Dargaud / Galerie Barbier & Mathon

Avec l’auteur de BD Jean-Yves Ferri on avait établi la théorie des quatre traits en regardant le travail de Sempé. Avec quatre traits il est capable de créer un personnage que lui seul est capable de faire. On veut tous aller vers une simplification pour en dire plus.

Manu Larcenet, "Planche originale 31 du Combat Ordinaire T1 - Le combat ordinaire"  Ed. Dargaud, 2003, 29,6 x 41,2 cm, Encre de Chine sur papier
Manu Larcenet, "Planche originale 31 du Combat Ordinaire T1 - Le combat ordinaire" Ed. Dargaud, 2003, 29,6 x 41,2 cm, Encre de Chine sur papier Crédits : Dargaud / Galerie Barbier & Mathon

Programmation musicale 

Mano Solo, Ça scintille, de l'album Rentrer au port, 2009

Intervenants
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
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