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Exposition festival La Dolce Vita, Federico Fellini - Rome, 2010

Marco Caramelli : "Je fais partie des nostalgiques qui n'ont pas connu Fellini"

26 min
À retrouver dans l'émission

Rencontre avec l'écrivain Marco Caramelli, pour Un beau désordre, publié aux éditions Robert Laffont.

Exposition festival La Dolce Vita, Federico Fellini - Rome, 2010
Exposition festival La Dolce Vita, Federico Fellini - Rome, 2010 Crédits : © Filipo Monteforte - Rome, 2010 - AFP

Mercredi-ciné

A l'occasion du centenaire de la naissance de Federico Fellini et du soixantième anniversaire de son chef-d'oeuvre, La Dolce Vita, Tewfik Hakem s'entretient avec l'écrivain Marco Caramelli, pour Un beau désordre, publié aux éditions Robert Laffont. Transformant en roman Huit et demi avec des passages par La Dolce Vita, les deux chefs-d’œuvre du cinéaste, l'auteur se glisse dans la peau du grand réalisateur italien. Quand un cinéaste dépressif fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de souvenirs et de fantasmes, alors que dans la station thermale où il s'est isolé, son épouse, sa maîtresse, ses amis, ses acteurs, s'agitent autour de lui dans l'attente. Un premier roman.

Le personnage principal de Huit et demi est aux prises avec une confusion générale. En 1963, lorsque le film est sorti, je n'étais pas né, mais j'ai l'âge du personnage principal, quarante-trois ans. J'ai découvert le cinéma de Fellini avec tout le cinéma italien, vers 25, 30 ans. J'ai un attachement particulier à ce personnage - son rapport aux femmes, la présence de Claudia Cardinale...

Le film démarre avec un réalisateur inconnu qui fait un malaise. On lui prescrit une cure thermale pour se reposer, mais il ne le pourra pas puisqu'il y fait venir sa femme, sa maîtresse. Le malaise s'installe. 

"Un beau désordre mêle l'histoire du film et l'adaptation que j'en ai faite, avec un travail d'auteur parce qu'il y a des scènes que j'ai totalement construites"

J'ai supprimé certaines scènes du film, imaginé par ailleurs ce que les personnages pouvaient penser. C'est un film autobiographique, j'y ai ajouté d'autres éléments autobiographiques. Je me suis beaucoup documenté.

Claudia Cardinale, dans Huit et demi, de Federico Fellini (1963) - Couv. "Un beau désordre" de Marco Caramelli
Claudia Cardinale, dans Huit et demi, de Federico Fellini (1963) - Couv. "Un beau désordre" de Marco Caramelli Crédits : © Joël Renaudat/ Editions Robert Laffont (détail).

Je me suis mis dans la peau de Fellini ou plutôt, dans celle du double fictionnel de Fellini. C'était important pour moi de choisir la première personne. Les problématiques d'un couple qui perd pied, les questionnements existentiels, la création artistique, tout cela existe depuis toujours, et dans trente ans, les mêmes questions se poseront. Comment Fellini travaillait, comment un film se montait, comment un des réalisateurs de génie depuis 70 ans filmait, voilà ce qu'il m'intéressait de montrer.  

Je fais partie des personnes nostalgiques qui n'ont pas connu Fellini et cette époque qui a eu tel un foisonnement dans tous les domaines qu'il me semble ne pas le retrouver aujourd'hui. 

Marco Caramelli
Marco Caramelli Crédits : © Patrice Normand - Editions Robert Laffont 2020

Actualité

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Bibliographie

Un beau désordre

Un beau désordreRobert Laffont, 2020

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