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Nina Hoss, L'Audition, 2019

Nina Hoss : "J’ai besoin de percevoir tout ce qui m’entoure pour garder le contrôle sur ce que je crée"

26 min
À retrouver dans l'émission

Rencontre avec la comédienne allemande Nina Hoss pour la sortie du dernier film d'Ina Weisse, "L’Audition"

Nina Hoss, L'Audition, 2019
Nina Hoss, L'Audition, 2019 Crédits : Judith Kaufmann / Lupa Film

Mercredi-ciné

Tewfik Hakem s'entretient avec la comédienne Nina Hoss, pour la sortie du film d’Ina Weisse, L’Audition. Figure majeure de la Nouvelle Vague du cinéma de l'Allemagne réunifiée, Nina Hoss interprète le personnage d'Anna Bronsky, professeure de violon au Conservatoire de Berlin. Contre l’avis de ses collègues, elle impose l’admission d’un élève, en qui elle voit un grand talent. Avec beaucoup d’implication, elle prépare Alexander à l’examen de fin d’année et néglige de ce fait son jeune fils Jonas, lui aussi élève violoniste et passionné de hockey sur glace. Elle s’éloigne de plus en plus de son mari, si aimant à son égard, le luthier français Philippe Bronsky. À l’approche de l’audition, Anna pousse Alexander vers des performances de plus en plus exceptionnelles. Le jour décisif, un accident se produit, lourd de conséquences…

Le moteur du personnage d’Anna, c’est une quête de liberté et de perfection. Les deux vont ensemble, et moi je connais bien cela aussi en tant qu’actrice. Je dois me préparer, travailler, mais au moment de la création, je veux avoir la plus grande liberté possible. J’ai besoin de percevoir tout ce qui m’entoure pour garder le contrôle.

"Le monde de la musique classique est très particulier, du fait que l’on doive s’exercer autant pour arriver quelque part, pour avoir simplement la possibilité de s’exprimer "

Anna et son fils ne se comprennent pas. Elle a tellement perdu son équilibre qu’elle n’a plus aucune sécurité. Elle ne peut pas lui donner de sécurité à lui, et les enfants ne le comprennent pas bien. A partir du moment où Anna concentre toute son attention sur son nouvel élève, son fils ne peut plus avoir ce à quoi il a droit. Il est seul, triste et jaloux, mais il a une force en lui.

Nina Hoss, L'Audition, 2019
Nina Hoss, L'Audition, 2019 Crédits : Judith Kaufmann / Lupa Film

"J’ai grandi dans le théâtre. C’était tout ce que je voulais faire, c’était mon monde. Je voulais jouer absolument"

J’ai fait un petit détour par le chant, par l’opéra. J’ai alors senti cette pression énorme du monde de la musique qui n’existe pas dans le métier d’actrice. En jouant, j’ai toujours eu cette liberté qui règne au théâtre. Ce chemin était tout naturel pour moi. Le cinéma en revanche, c’était plutôt un hasard. Quand j’avais 19 ans, c’est un ami qui m’a proposé. Lui avait déjà été pris pour jouer dans un film, mais ils n’avaient pas trouvé l’actrice pour le rôle principale. Mon ami m’a poussée à envoyer une photo, puis je suis allée passer ce casting. Je me sentais très libre, et j’ai eu ce rôle.

Je suis tout à fait prête à jouer des comédies, mon on ne m’en a pas encore présenté qui me convainque. Au théâtre, je joue beaucoup de comédies, ce qui ne me donne pas le sentiment de jouer que des personnages durs. Mais au cinéma c’est vrai : je reçois des scénarios avec des personnages très stricts, durs… C’est ce que l’on me propose le plus souvent.

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Programmation musicale

Félix Mendelssohn, Concerto pour violon en mi mineur, dirigé par Claudio Abbado, Allegro non troppo

Vulfpeck, Rango

Traduction 

Bernard Mangiante

Intervenants
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
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