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Peter Paul Rubens et Brueghel de Velours, L’infante Isabelle Claire Eugénie, huile sur toile, 113 x 175.8, Madrid, Museo Nacional del Prado

Philippe Forest : "Rubens est le contemporain de Shakespeare, cela donne un sens plus juste encore à l’adjectif «baroque»"

20 min
À retrouver dans l'émission

Entretien avec Philippe Forest, auteur d'un texte sur Pierre Paul Rubens, le regard d'un écrivain sur l'oeuvre d'un peintre.

Peter Paul Rubens et Brueghel de Velours, L’infante Isabelle Claire Eugénie, huile sur toile, 113 x 175.8, Madrid, Museo Nacional del Prado
Peter Paul Rubens et Brueghel de Velours, L’infante Isabelle Claire Eugénie, huile sur toile, 113 x 175.8, Madrid, Museo Nacional del Prado Crédits : © Museo Nacional del Prado, Dist. RMN-GP / image du Prado

Mardi exposition dans le Réveil culturel, avec :

Philippe Forest, écrivain, pour Rien que Rubens, aux éditions RMN-Grand Palais collection Cartels, à l’occasion de l’exposition Rubens, portraits princiers, au Musée du Luxembourg à Paris jusqu’au 14 janvier 2018.

Rubens fut, sans doute un peu malgré lui, un immense portraitiste de cour. S’il se voulait d’abord peintre des grands sujets historiques, il excella dans le domaine du portrait d’apparat, visitant les plus brillantes cours d’Europe. Prisé pour son érudition et sa conversation, il joua aussi un rôle diplomatique important, jouissant d’une position sociale sans égale chez les artistes de son temps. Autour des portraits de Charles Quint, Louis XIII ou encore Marie de Médicis réalisés par Rubens et par quelques célèbres contemporains (Pourbus, Champaigne, Velázquez, Van Dyck…), l’exposition plonge le visiteur au cœur des intrigues diplomatiques du XVIIe siècle.
(Texte du Musée du Luxembourg)

À l'occasion de cette exposition au Musée du Luxembourg sur les portraits princiers, proposition est faite à Philippe Forest d'écrire un texte sur l'artiste. C'est la première fois qu'il consacre un texte à un peintre du passé, plus habitué à écrire sur l'art du 20ème siècle. Surpris mais donc séduit, il entame ses recherches et se lance avec plaisir dans l'exercice d'écriture sur un artiste mal compris car il ne correspond pas à l'image du peintre maudit qui s'est imposée malgré tout depuis Rembrandt, Van Gogh...

Ce qui fait le charme des toiles de Rubens c’est qu’elles appartiennent à une époque tellement ancienne, à une conception de l’art tellement révolue qu’elles peuvent nous apparaître comme étranges et finalement neuves, modernes.

Peter Paul Rubens, Autoportrait, 1623, Huile sur bois, 85,7 x 62,2 x 0,5 cm, Royaume-Uni, Londres, The Royal Collection / HM Queen Elizabeth II 2017
Peter Paul Rubens, Autoportrait, 1623, Huile sur bois, 85,7 x 62,2 x 0,5 cm, Royaume-Uni, Londres, The Royal Collection / HM Queen Elizabeth II 2017 Crédits : Royal Collection Trust / © Her Majesty Queen Elizabeth II 2017

Mon parti pris consiste à écrire en romancier puisque ma connaissance de la peinture de cette époque est très limitée, je cherche comment projeter ma propre subjectivité dans cette œuvre et comment la revisiter d’une manière qui, me parlant à moi, soit susceptible de parler au lecteur. J’ai essayé de retrouver l’homme derrière ses tableaux mais pour le cas de Rubens, c’est difficile car ça n’est pas un peintre dont l’œuvre apparaît comme directement autobiographique.

Bibliographie

Rien que RubensPhilippe ForestRMN-Grand Palais, collection Cartels, 2017

Rubens, portraits princiersRMN-Grand Palais, 2017

Intervenants
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
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