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"Un jour ça ira"

Stan et Edouard Zambeaux : "Notre film porte sur la force émancipatrice de l’écriture, comment des enfants hébergés dans un centre d’urgence deviennent libres grâce à elle"

27 min
À retrouver dans l'émission

Entretien avec Stan et Edouard Zambeaux auteurs d'un documentaire sur la vie dans un centre d'urgence sous l'oeil de plusieurs enfants hébergés dans ce lieu qui s'emparent de la narration pour raconter leur histoire et leur parcours.

"Un jour ça ira"
"Un jour ça ira" Crédits : Copyright Eurozoom

Mercredi cinéma 

avec : Stan et Edouard Zambeaux, réalisateurs du documentaire Un jour ça ira, en salles le 14 février.

Synopsis :
Djibi et Ange, deux adolescents à la rue, arrivent à l’Archipel, un centre d'hébergement d'urgence au cœur de Paris. Ils y affrontent des vents mauvais, des vents contraires, mais ils cherchent sans relâche le souffle d'air qui les emmènera ailleurs. Et c'est avec l'écriture et le chant qu’ils s’envolent… et nous emportent. Une plongée au coeur de l’Archipel, un centre qui propose une façon innovante d’accueillir les familles à la rue.   

C'était ces enfants qui amenaient cette touche de merveilleux à la vie du centre. Il y avait un projet social qui voulait faire de cet endroit quelque chose de particulier avec deux ateliers qui permettaient aux enfants de s’emparer de la narration et de ne pas être dans un témoignage brut ou brutal mais d’avoir le temps de maturer ce qu’ils avaient à dire, de construire, d’élaborer. C’est un film sur ce lieu mais aussi sur la force émancipatrice de l’écriture, la manière dont ces enfants deviennent libres grâce à cette écriture et cette capacité qu’elle leur offre de se raconter sans misérabilisme sur le terrain de leur imaginaire.      
Edouard Zambeaux

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On a voulu se pencher non pas sur la migration mais sur la pauvreté, c'est à dire le mal-logement, la rue. Djibi a effectivement été dans un appartement partagé qui était surpeuplé et rejeté à la rue parce que la solidarité familiale était finie, puis l’hôtel, puis la rue, puis le 115 jusqu’à ce centre puis après dans un autre centre d’Emmaüs et aujourd’hui, Djibi, avec sa maman, a un appartement du parc social HLM qu’ils ont pu louer.    
Edouard Zambeaux

"Un jour ça ira"
"Un jour ça ira" Crédits : Copyright Eurozoom

Le projet de ce film était de sortir des aprioris, de ne pas regarder les sans-domicile dans leur assignation d’image habituelle où on aurait dû les voir sous des cartons... Notre projet politique était de regarder des parcours ascendants, des gens qui ont eu effectivement des accidents de la vie mais des gens debout, dignes, qui luttent, qui marchent. Mais il y avait aussi, d’où la dimension cinématographique, la volonté de magnifier ces parcours, ça nous tenait à cœur dès le début.    
Edouard Zambeaux

La chronique en positif et négatif de Michel Ciment

en partenariat avec la revue mensuelle de cinéma Positif

Aujourd'hui coup de coeur pour le film La Forme de l'eau de Guillermo del Toro.

"La Forme de l'eau" est un film surréaliste extraordinaire à la fois un thriller politique, un conte de fée, un film hollywoodien à l'esprit mexicain de par l’origine de son réalisateur... Guillermo del Toro est un homme très doué qui se perd parfois parce qu'il a tellement d’idées... Mais depuis "Le Labyrinthe de Pan", un chef d’œuvre, c’est son deuxième très grand film.

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Déception pour le film Human Flow de Ai Weiwei.

Ce film est invertébré, le documentaire nécessite une conscience de la structure, n’est pas Chris Marker ou Frederick Wiseman qui veut... On a un plasticien qui a voulu faire du cinéma, c’est tout à son honneur, mais qui ne maîtrise pas du tout la forme. 

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