LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Le réalisateur,Thomas Balmès au milieu des jeunes moines de "Sing me a song"

Thomas Balmès : "Au Bhoutan, j'ai vu les dégâts d'une société après l'arrivée du smartphone"

22 min
À retrouver dans l'émission

Rencontre avec le réalisateur Thomas Balmès pour son film documentaire, "Sing me a song". Un voyage dans un monastère traditionnel au cœur du Bhoutan

Le réalisateur,Thomas Balmès au milieu des jeunes moines de "Sing me a song"
Le réalisateur,Thomas Balmès au milieu des jeunes moines de "Sing me a song" Crédits : Thomas Balmès D.R

Mercredi-Ciné

Tewfik Hakem s'entretient avec le réalisateur Thomas Balmès pour son film documentaire, Sing me a song, qui suit sur plusieurs années la vie d'un jeune moine dans un monastère traditionnel du Bhoutan. Au Pays du bonheur, l’arrivée récente d’internet va entraîner d’importants bouleversements, dont une nouvelle addiction aux smartphones.

Ce qui m'a attiré au Bhoutan, c'est que le roi y avait interdit l'accès d'Internet jusqu'en 1998. Je me disais que c'était intéressant de filmer un endroit au monde avant l'arrivée d'Internet. Et cet endroit était tellement éloigné du monde : quatre jours de marche pour arriver en ville, pas d'électricité, pas de routes, et donc pas d'Internet.

Aussitôt arrivé, j'ai rencontré ce jeune garçon, Peyangki, qui vivait et étudiait dans le monastère, qui n'avait jamais vu une voiture de sa vie, n'avait jamais quitté son village.

Sing me a song
Sing me a song Crédits : Thomas Balmès

Les villageois savaient que je voulais faire un film, que je voulais parler des écrans et de leurs effets sur leur communauté. Il y a eu un tel désir pour l'image que dès que la télévision a fait son apparition nombre d'entre eux ont dû vendre leurs yacks pour s'en acheter une.

" Ce n'est pas tant un film sur le Bhoutan au bout du compte, qu'un film surtout sur notre rapport au smartphone " 

Il y a quelques interviews au début, mais on suit surtout ce jeune garçon dans son quotidien - et c'est tellement poétique. C'est la première fois, de tous les films que j'ai réalisés, que j'ai une vision aussi tranchée sur les dégâts qu'une société a pu connaître depuis l'arrivée du smartphone ; violences domestiques, drogue, alcool… 

" L'addiction à ces écrans empêche l'empathie de se développer. Le désir de consommation prend la place sur le reste "

Sing me a song
Sing me a song Crédits : Thomas Balmès - Nour Films, 2020

Le jeune garçon, Peyangki, va tomber amoureux, via un site de rencontres - on est dans un aspect universel du rapport au monde. Jusque dans les années 2000, le Bhoutan vivait en harmonie, le vêtement se portait traditionnel, il n'existait pas de prisons - elles se sont développés justement avec l'arrivée des smartphones. 

Sing me a song - 2020
Sing me a song - 2020 Crédits : Thomas Balmès

J'ai filmé très près d'eux, et même avec une énorme caméra. Simplement, quand vous suivez sur une dizaine d'années vos personnages, que vous y retournez des dizaines de fois, la caméra finit par s'oublier. 

Sing me a song
Sing me a song Crédits : Thomas Balmès

Programmation musicale

Extraits film

Bibliographie

Intervenants
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......