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William Klein, "Serge Gainsbourg", (album cover of Love on the Beat), Paris, France, 1984

William Klein : "Avec Gainsbourg on avait le même langage, ça a été une révélation, je me sentais chez moi avec lui"

26 min
À retrouver dans l'émission

À l'occasion de ses 90 ans et d'une exposition rétrospective à Paris, rencontre avec l'artiste total William Klein qui expose à la Polka galerie son oeuvre photographique en forme de huit chapitres explorant tout autant de périodes, de styles et de rencontres décisives...

William Klein, "Serge Gainsbourg", (album cover of Love on the Beat), Paris, France, 1984
William Klein, "Serge Gainsbourg", (album cover of Love on the Beat), Paris, France, 1984 Crédits : William Klein / Polka galerie

Mardi exposition

avec William Klein, peintre, graphiste, réalisateur, photographe, pour l'exposition photo William Klein à la galerie Polka à Paris jusqu’au 26 mai 2018.

Polka présente William Klein, une monumentale fresque photographique composée de 90 tirages relatant les chapitres décisifs de l’oeuvre de Klein. De ses abstractions de lumière (1948 – 1952) à ses photos de mode (1958-2000) en passant par ses films, ses pérégrinations à New York (1954-55), Rome (1956), Moscou (1959), Tokyo (1961) mais aussi Paris, sa ville d’adoption, l’accrochage traverse 70 ans de carrière. En hommage au plus français des photographes américains. L’exposition, rétrospective, est organisée à l’occasion des 90 ans du photographe.
(texte de la galerie)

L’histoire avec Serge Gainsbourg avait à voir avec ma jeunesse : il était fils d’immigrés russes et moi j’étais préoccupé par les immigrés de ma famille, mon grand père venait de Hongrie et s’était installé à New York pour faire des vêtements. Quand j’ai rencontré Gainsbourg, on avait le même langage et les mêmes réactions sur tout. Ça a été une révélation. Il m’a contacté parce qu’il voulait faire son come back et voulait que je le photographie en travelo :              
- Une vieille pute décatie ?               
- Non, je veux être belle.              
Vaste programme comme disait de Gaulle ! On a fait la photo et ça a marché. Je me sentais avec lui chez moi.

William Klein, "Dance in Brooklyn", New York, Etats-Unis, 1954
William Klein, "Dance in Brooklyn", New York, Etats-Unis, 1954 Crédits : William Klein / Polka galerie
William Klein, "Moves   Pepsi", Harlem, New York, Etats-Unis, 1955
William Klein, "Moves Pepsi", Harlem, New York, Etats-Unis, 1955 Crédits : William Klein / Polka galerie

Mon premier travail, c’était le retour à New York, je regardais ma ville natale d’une autre façon après avoir vécu à Paris pendant quelques années... Les photos que je faisais pour moi n’avaient pas beaucoup de succès commercial, c’est venu beaucoup plus tard. Les collectionneurs étaient plutôt séduits par les photos que je faisais pour la mode. 

William Klein, "Magasin Goum", Moscou, URSS, 1959
William Klein, "Magasin Goum", Moscou, URSS, 1959 Crédits : William Klein / Polka galerie
William Klein, "Bikini", Moscou, URSS, 1959
William Klein, "Bikini", Moscou, URSS, 1959 Crédits : William Klein / Polka galerie

Je me trouvais chez moi à Moscou parce que quand je lisais Isaac Babel et les histoires du conservatoire de violon d’Odessa, par lequel tous les grands joueurs, sont passés, ça me rappelait ma mère : on voyait l’ambition des mères pour pousser leurs fils à entrer dans ce conservatoire et devenir de grands joueurs. Je connaissais ça par moi-même par la façon dont ma mère me poussait à briller.

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