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"L'espace d'un instant", Musée du Jeu de Paume 2019

Zineb Sedira : "J'ai découvert mon africanité à Londres en faisant mes études"

26 min
À retrouver dans l'émission

Rencontre avec l'artiste Zineb Sedira qui expose au Musée du Jeu de Paume "L'espace d'un instant" - une rétrospective qui court des années 1998 à aujourd'hui

"L'espace d'un instant", Musée du Jeu de Paume 2019
"L'espace d'un instant", Musée du Jeu de Paume 2019 Crédits : Zineb Sedira

Mardi-expo

Tewfik Hakem s'entretient avec l'artiste Zineb Sedira à l'occasion de son exposition au Musée du Jeu de Paume, L'espace d'un instant, jusqu'au 19 janvier 2020. Une première exposition personnelle à Paris qui montre des formes aussi variées que la vidéo, la photographie, le film, l'installation, mêle récits familiaux et recherches historiques, et couvre une période allant de la fin des années 1990 à aujourd'hui.

Je suis née à Paris, de parents algériens. Adolescente, j'aimais la musique, je fréquentais des groupes, je suis partie pour Londres. J'avais envie d'apprendre une nouvelle langue, aller ailleurs. Londres me paraissait une ville idéale quand on aimait la musique à la fin des années 70 voire début des années 80. 

Je me suis inscrite dans une école d'art, puis j'ai gravi les échelons. On faisait beaucoup de vidéo dans ces écoles d'art que j'ai fréquentées, et je me suis intéressée aux études postcoloniales, alors en plein essor en Angleterre. J'ai découvert beaucoup de choses autour de l'Algérie, et j'ai ainsi décidé de faire un grand voyage en Algérie.   

L'espace d'un instant
L'espace d'un instant Crédits : Zineb Sedira - Musée du Jeu de Paume, 2019

"Je retourne à Alger en 2004-2005 et là, je côtoie tous les artistes algériens qui m'acceptent, je tombe amoureuse de cette ville, de son histoire"

Ce qui change à ce moment-là c'est que j'accède directement à cette histoire coloniale différente de l'histoire orale que mes parents me racontaient. Je déambule dans les rues, ça m'ouvre un monde, j'entre dans les bars, les cafés, les restaurants ...

L'approche de cette exposition, c'est de me comprendre, moi, comprendre mon histoire. Je n'ai pas vécu la guerre d'Algérie, mais j'en ai des séquelles par mes parents. Et puis, je me suis rendu compte e n dînant en famille un soir qu'il y  avait trois langues qui circulaient à table ; l'arabe avec mes parents, l'anglais - je vis à Londres - avec ma fille, et le français. je me suis rendu compte des clivages qui pouvaient exister dans une éducation diasporique.

D'ailleurs, ma mère a dû développer un "body language" pour se faire comprendre de ses petits-enfants qui vivent en Angleterre.

L'espace d'un instant
L'espace d'un instant Crédits : Zineb Sedira, Musée du Jeu de Paume 2019

Depuis mes 18 ans, je chine. J'ai continué à chiner à Londres, et j'ai combiné mon amour pour le fait de chiner et mon intérêt pour l'archive. J'ai découvert mon africanité à Londres en faisant mes études, j'ai commencé à faire beaucoup de travail sur la mer - ma mère. 

Programmation musicale 

Myriam Makeba, Africa, (Ifrikia)

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