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Photo de "La pensée" par Auguste Rodin, un portrait sur plâtres de la sculptrice Camille Claudel prise le 28 janvier 2003.

Les plâtres de Rodin redécouverts

30 min
À retrouver dans l'émission

2010 |Après la découverte non loin de la villa des Brillants, sur les hauteurs de Meudon, de plâtres de Rodin, discussion entre archéologues et historiens d'art.

Photo de "La pensée" par Auguste Rodin, un portrait sur plâtres de la sculptrice Camille Claudel prise le 28 janvier 2003.
Photo de "La pensée" par Auguste Rodin, un portrait sur plâtres de la sculptrice Camille Claudel prise le 28 janvier 2003. Crédits : François Nascimbeni - AFP

Au micro de Vincent Charpentier, François Blanchetière, conservateur au musée Rodin, Christian Piozzoli, archéologue au service régional de l'archéologie de la Drac Ile-de-France et François Gentili, archéologue à l'Inrap discutent autour l'importance à accorder aux réalisations non abouties d'Auguste Rodin.

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28 min
Les plâtres de Rodin redécouverts dans l’émission « Le salon noir » du 02/03/2010 sur France Culture.

On écoute d'abord le récit de cette fabuleuse découverte de plâtres de Rodin que l'on avait pilonnés au fond d'un jardin. On apprend que l'atelier de Rodin à Meudon était réservé aux œuvres inachevées en plâtre et terre cuite, à ses travaux de recherche tandis que l'Hôtel Biron à Paris servait à présenter ses sculptures abouties du moins à son ouverture juste après la mort de Rodin en 1919. François Blanchetière développe la technique de marcottage utilisée par Rodin qui permet la reproduction de fragments.

C'est en 1987 que l'on a découvert des plâtres dans une ancienne décharge à côté du jardin de la maison de Rodin mais la fouille n'a commencé qu'en 1994. L'amas de plâtres était essentiellement composé de fragments de membres de sculptures. Ainsi, on y a retrouvé quelques 111 mains.

Rainer Maria Rilke, qui fut pendant quelques temps le secrétaire de Rodin, décrit ainsi l'atelier de Meudon :

Des plâtres de presque tout, on dirait l'oeuvre d'un siècle... une armée de travail. Cela défie la description. Rien que des fragments côte à côte sur des mètres. Des nus de la grandeur de ma main d'autres plus grands mais rien que des morceaux, à peine un nu entier. Souvent un morceau de bras, un morceau de jambe tels qu'ils se présentent côte côte et tout près le tronc qui leur revient. Ailleurs le torse d'une figure contre lequel se presse la tête d'un autre, le bras d'une troisième... comme si une tempête indicible, un cataclysme sans précédent s'était abattu sur cette oeuvre.

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