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Jean Echenoz

On se confine… dans le salon de Jean Echenoz !

1h
À retrouver dans l'émission

Jazz, littérature, et cigarettes… Christophe Ono-dit-Biot est invité chez l’auteur de « Cherokee » et de « Je m’en vais » pour parler de son nouveau héros Gérard Fulmard et du parfum de l’ambre solaire sur les plages des années 60...

Jean Echenoz
Jean Echenoz Crédits : Jean-Luc Bertini.

Les lieux produisent des histoires et pas seulement de vraies histoires. Ils peuvent déclencher des histoires."

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Jazz, littérature, et cigarettes… Pour cette sixième émission de confinement, on se retrouve chez Jean Echenoz, à Paris, dans son salon. Et qu’est ce qu’on se sent bien ! 

Prix Médicis pour son deuxième roman « Cherokee », en 1983, prix Goncourt en 1999 pour « Je m’en vais », il est aussi l’auteur du roman phare de la rentrée de ce début d’année, phare, qui rime avec Fulmard, le héros de ce roman intitulé « Vie de Gérard Fulmard », et qui paraît aux éditions de Minuit. « Vie de Gérard Fulmard ? » Sur le papier, pas grand chose à faire valoir niveau vie, le Fulmard. Ecoutons-le se présenter : « Je ressemble à n’importe qui en moins bien. Taille au-dessous de la moyenne et poids au-dessus, physionomie sans grâce, études bornées à un brevet, vie sociale et revenus proches de rien, famille réduite à plus personne, je dispose de fort peu d’atouts, peu d’avantages ni de moyens. » 

Satellite soviétique et centre commercial

Ancien stewart, ce dernier s’est reconverti en entrepreneur un peu bidon, qui met la charrue avant les bœufs ou plutôt la plaque avant les clients : « Cabinet Fulmard Assistance ». Mais assistance en quoi ? Et bien il ne sait pas trop, Fulmard, même si l’appellation lui semble seyante. Les clients ne se pressent pas dans son deux-pièces, jusqu’au moment où une grosse affaire lui tombe dessus, tout comme est tombé du ciel, dans les premières pages, un morceau de satellite soviétique sur le centre commercial d’Auteuil où Fulmard, domicilié rue Erlanger, faisait ses courses. Enfin, heureusement pour lui, et les lecteurs du roman, pas ce jour-là ! Gérard Fulmard est bien vivant, mais pas glorieux.  Et pourtant, quel roman ! Drôle, malin, romanesque, fou, plein d’accidents et de jeux avec les codes du roman noir. Parce qu’il se trouve que Fulmard va se retrouver bientôt embringué dans une sale histoire sur fond d’enlèvement et de politique, où évolue une nageuse tout à fait intéressante. A regarder. A décrire aussi, pour un romancier…

D’où vient le plaisir qu’on a à lire Jean Echenoz ? Un lecteur qui ne l’aurait jamais lu et entrerait dans cette « vie de Gérard Fulmard » ne se dirait-il pas : « Attends ! C’est lui que je dois suivre, comme héros ? Ce loser naïf ? » 

C’est par ça qu’on commence, dans le salon de Jean Echenoz. Avant d’interroger l’écrivain sur sa méthode, son ton, son goût du jazz et du cinéma, son sens de l’architecture, sa passion pour les patronymes baroques, et Paolo Uccello… 

Les choix musicaux  de  Jean Echenoz

Impromptu en la bémol majeur op 90 N° 4 de Schubert par Arthur Brendel

"La fille de Londres" de Pierre Mac Orlan par Germaine Montero

Une sonate 59  Hob  XVI 49  de Haydn interprétée par Alain  Planès 

Rediffusion de l'émission du 8 février 2020

Bibliographie

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