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Alessandro D'Avenia et René de Ceccatty

Du bon usage des classiques avec Alessandro d'Avenia et René de Ceccatty

1h01
À retrouver dans l'émission

Alessandro D’Avenia et René de Ceccatty sont les invités de Christophe Ono dit Biot à l'occasion de la parution de "L'Art d'être fragile - comment un poète peut sauver ta vie" (PUF) et de la nouvelle traduction de "La Divine Comédie" de Dante Alighieri (Points Seuil).

Alessandro D'Avenia et René de Ceccatty
Alessandro D'Avenia et René de Ceccatty Crédits : Christophe Ono dit Biot - Radio France

Aujourd’hui, nous allons parler des classiques, et de leur bon usage, avec l’incroyable phénomène que nous envoie l’Italie, Alessandro d’Avenia, best-seller avec un livre qui nous explique comment et pourquoi la poésie de Giacomo Leopardi, le grand poète de la mélancolie italienne, peut changer notre vie, en mieux, évidemment, et René de Ceccatty, qui a décidé de retraduire, en 2018, rien moins que la Divine Comédie de Dante. 

On ne connaît pas encore Alessandro d'Avenia en France, et pourtant il est devenu, à seulement 40 ans, une étoile de la littérature dans son pays, l’Italie, avec ce livre, L’art d’être fragile, comment un poète peut sauver ta vie, qui paraît en France aux Presses universitaires de France, et qui très concrètement et très poétiquement explique, en trois sections d’une dizaine de chapitres chacune, comment Giacomo Leopardi, le grand poète philosophe, philologue et auteur du Zibaldone - journal, cahier de pensée, absolument génial -, né le 29 juin 1798 à Recanati, dans Les Marches et mort le 14 juin 1837 à Naples, peut aider son lecteur à mieux affronter le monde, y compris contemporain. Plus de 400 000 exemplaires vendus en Italie, Leopardi aurait-il été heureux de cette redécouverte massive, et en aurait-il été surpris?

On connaît René de Ceccatty pour ses romans, une vingtaine, d’Aimer, à L’hôte invisible, ou à L’accompagnement, pour ses biographies, de celle de Moravia et de Pasolini, de Violette Leduc aussi, pour ses pièces de théâtres et ses traductions de l’italien et du japonais, une cinquantaine, de Pasolini à Moravia, à Soseki ou Mishima pour ce qui concerne le japonais. Il est aussi un grand connaisseur de Leopardi, dont il a traduit la philosophie pratique, chez Rivages, et auquel il a consacré un récit, Noir souci, chez Flammarion en 2011. Il a également publié l’année dernière, chez Gallimard, Enfance, dernier chapitre, livre vaste, entreprise de reconstitution d’une mémoire. Et il revient aujourd'hui avec une nouvelle traduction, en Points Seuil, de La Divine Comédie, le monument de Dante. Est-ce qu’il est aussi question de s’adresser à la mémoire, à ceux qui sont venus avant nous, qui ont écrit avant nous, qui ont produit ces chefs d’œuvres de style et de pensée, quand on décide de se lancer dans la retraduction d’un tel chef d’œuvre ?

En préparant cette émission nous pensions au texte d’Italo Calvino, Pourquoi lire les classiques. Quelle réponse nos invités donneraient à cette belle question, « pourquoi lire les classiques ? », qui se pose, c’est vrai, quand on se dit que le monde change tellement qu’il se pourrait, aussi, peut-être, que la littérature y soit inadaptée ?

Ce n'est pas nous qui lisons les classiques, ce sont les classiques qui nous lisent, Alessandro D'Avenia.

Les écrivains les plus nihilistes sont ceux qui peuvent donner le plus de joie au lecteur, René de Ceccatty.

Leurs choix musicaux :

  • Alessandro d'Avenia : "I still haven’t found what i’m looking for", U2
  • René de Ceccatty : "L’art de la fugue" (1er contrepoint), de Jean-Sébastien Bach, version au piano d'Andrei Vieru.

Pour aller plus loin :

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