LE DIRECT
Martin Amis

On se confine avec Martin Amis, "le Mick Jagger de la littérature" !

59 min
À retrouver dans l'émission

Cette semaine dans Le Temps des écrivains, sexe et littérature, morale et avenir du roman avec le plus mordant des écrivains britanniques. Une leçon de liberté.

Martin Amis
Martin Amis Crédits : Christophe Ono Dit Biot - Radio France

Quatrième émission de confinement pour le Temps des écrivains : il importe de faire un peu d’exercice. Pas seulement des abdominaux, mais de travailler son esprit critique. Rien de mieux alors que Martin Amis, le plus mordant des écrivains britanniques. Tellement mordant, même, que le New York Times l’avait surnommé le maestro du « nouveau désagréable ». Ses admirateurs, eux, préfèrent dire « Le Mick Jagger de la littérature ». Martin Amis, admirateur de Nabokov, c’est le satiriste des années Thatcher, l’auteur de « Money, Money », de « L’Information », de « La Flèche du temps », et du polémique « La Zone d’intérêt », un écrivain qui a toujours écrit ce qu'il avait envie d'écrire, et il n'est pas né celui qui le fera déroger à ce principe. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

La France, "havre naturel des amoralistes"

En juin dernier, il n’avait pas de nouveau livre publié en France, mais il avait accepté de passer une heure à notre micro. Et il a toujours de la conversation, Martin Amis dès qu’il s’agit de parler du sexe et de la littérature, de la violence du monde, de George Steiner et de Nabokov, et surtout de l’âge auquel les écrivains doivent absolument arrêter d’écrire… A commencer par Philip Roth qui, selon lui, aurait dû s’arrêter après « La Bête qui meurt ». Pas mort, Martin Amis, et d’une lucidité qui crève les yeux. Même quand il dit que « La France est le havre naturel des amoralistes », que « personne ne saurait choisir d'ignorer chez les Gaulois leur « fascination de la pourriture, leur goût de l'inexplicablement rebelle, leur confondante nostalgie de la boue », et que « quelque part dans l'âme de Jean-Jacques (le prénom qu’il donne à son Français type NDLR), rôde un quartier Pigalle » ? Tiens, et si on commençait par ça ?

Polémique

Né en 1949 au pays de Galles, Martin Amis est le fils de l’écrivain Kingsley Amis, anobli par la reine en 1990 pour « services rendus à la littérature ». Ancien rédacteur en chef des pages littéraires de l'hebdomadaire «New Statesman», il est l’auteur de douze romans. Parmi eux « Le dossier Rachel » distingué, alors que son auteur avait 25 ans, par le prix Somerset Maugham, « L’information », tableau cinglant du monde littéraire londonien vu à travers deux écrivains, l'un à succès, insupportablement vaniteux, l'autre raté et fourbe. Citons aussi « Le Chien jaune » où il réglait ses comptes avec la presse people, « Lionel Asbo, l’état de l’Angleterre », satire « pornothéologique », selon ses mots, de l'Angleterre pour lui en décrépitude,  « La Maison des rencontres », sur la terreur stalinienne. Martin Amis a publié aussi deux recueils de nouvelles et sept essais dont un texte autobiographique, « Expérience », ou « Le Deuxième avion », qui regroupe tous ses textes, au ton et à la publication polémique, lié aux attentats du 11 Septembre. Polémique aussi, « La Zone d’Intérêt », paru chez Calmann-Lévy en 2015, une histoire d’amour dans un camp de concentration couronnée, en France, par le prix du meilleur livre étranger.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Le Français type

Le dernier livre que Martin Amis a publié en France était « La friction du temps » (Calmann-Lévy) en 2017. Un festival d’intelligence et de rosserie qui regroupait ses textes parus dans la presse, du New Yorker au Guardian. Il s’ouvrait par une préface écrite spécialement pour l’édition française, où il livrait le portrait du français type, qu’il avait appelé Jean-Jacques, et qu’il définissait comme un intellectuel vivant dans l’illusion. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"Je me considère comme un écrivain transatlantique. J'ai vécu en Angleterre mais j'ai toujours été animé par la fiction américaine. A mes débuts, il faut dire que le roman anglais était peu enclin à l'aventure."

" Les écrivains doivent savoir s'arrêter: il est très rare qu’ils continuent à être créatifs au-delà de 70 ans et il ne se passe pas une heure sans que je n'aie cette crainte."   

Choix musicaux

The Oscar Peterson Trio – Happy go lucky local (aka night train)

Jimmy Hendrix – Hey Joe

Michael Lee Firkins – Cactus cruz

Rediffusion de l'émission du 29 juin 2019

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......