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Michel Zlotowski, Jonathan Safran Foer et Christophe Ono dit Biot

"Comme beaucoup de juifs américains j'ai une relation compliquée avec Israël", Jonathan Safran Foer

58 min
À retrouver dans l'émission

Le romancier américain Jonathan Safran Foer est l'invité de Christophe Ono dit Biot à l'occasion de la parution de "Me voici" aux éditions de L'Olivier.

Michel Zlotowski, Jonathan Safran Foer et Christophe Ono dit Biot
Michel Zlotowski, Jonathan Safran Foer et Christophe Ono dit Biot Crédits : Avril Ventura - Radio France

Aujourd’hui, une émission consacrée au jeune prodige des lettres américaines, Jonathan Safran Foer avec lequel nous allons avoir la chance de passer cette heure. Il y a quinze ans, il déboulait en littérature avec ses petites lunettes, il sortait de l’université de Princeton où il avait suivi les cours de creative writing de Joyce Carol Oates. Elle avait, Joyce Carol Oates, déjà remarqué ses talents et elle ne s’était pas trompée, car le premier roman de Jonathan Safran Foer faisait déjà l’objet d’enchères considérables parmi les éditeurs, avant de paraître en 2002 sous le beau titre de Tout est illuminé. Un extrait de ce livre, l'histoire d'un jeune juif américain qui voyage en Ukraine pour retrouver la femme qui a sauvé son grand-père du génocide, paraissait dans le New Yorker, et, alors qu'il était débutant ou presque, le propulsait au firmament des auteurs qui comptent, salué par des gens comme Russell Banks, Jeffrey Eugenides ou Pietro Citati. Ce dernier affirmant dans La Repubblica : "Parfois il suffit d'un seul livre pour effacer nos doutes sur la littérature d'aujourd'hui".

Trois ans plus tard, il renouvelait l’exploit avec Extrêmement fort et incroyablement près, L'histoire émouvante en diable d'Oskar Schell, un petit garçon de 9 ans dont le père a trouvé la mort dans les attentats du 11 septembre, et dont le deuil se transforme en quête initiatique dans les rues de New York.

Avec ces deux livres, il devenait le "wonderboy" de la littérature américaine, d’autant qu'il s'affichait à l'époque avec Nicole Krauss, la "wondergirl" de la littérature américaine. Etrangement, le temps passait, et il revenait avec un livre qui n’était pas de la fiction, Faut-il manger les animaux?, à la fois réflexion sur notre appétit de viande, et récit des invraisemblables horreurs qu'il avait observées en trois ans d'enquête dans les élevages industriels et les abattoirs. Après avoir lu son réquisitoire, les mangeurs de viande que nous étions ne nous sentions pas forcément obligés de plaider coupable, mais on ne pouvait plus dire que nous ne savions pas. Il revient aujourd’hui avec un nouveau roman sur le couple, la désagrégation d’un couple, Me voici, qui paraît aux éditions de L’Olivier et qui est traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Stéphane Roques, presque dix ans après.

Le journalisme nous informe et la fiction émeut

Les choses sont devenues surréelles aux USA, au point qu’il est devenu difficile de les croire

Quand j’écris j’entends une petite voix qui me dit : c’est le dernier livre que tu écris,

Jonathan Safran Foer

Ses choix musicaux :

  • “Here”, Pavement

  • “Sunday”, Earl Sweatshirt

  • “Car”, Built to spill

Pour aller plus loin :

Bibliographie

Me voici

Me VoiciJonathan Safran Foerédition de l'Olivier, 2017

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
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