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Impala, cigogne, hippopotame et héron sur les berges de la rivière, au Kruger National Park, Afrique du Sud

Faut-il donner un prix à la nature pour la protéger ?

38 min
À retrouver dans l'émission

Alors qu'une sixième extinction de masse apparaît, comment économie et protection de l'environnement peuvent-elles interagir ? Peut-on mesurer l'impact économique d’une forêt qui brûle, ou d'une marée noire ? Comment calculer ce que vaut le vivant ? La nature a-t-elle un coût ?

Impala, cigogne, hippopotame et héron sur les berges de la rivière, au Kruger National Park, Afrique du Sud
Impala, cigogne, hippopotame et héron sur les berges de la rivière, au Kruger National Park, Afrique du Sud Crédits : Arterra - Getty

Le congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) se tient à Marseille jusqu’à samedi. Associations de protection, différentes entreprises et représentants d'états y débattent des moyens de protéger la nature et la biodiversité. 

Comment intéresser la politique au désastre environnemental qui s'accentue ? Catherine Aubertin explique le principe du service écosystémique : "Pour défendre la nature, les écologues ont créé la notion de service écosystémique. C'est tous les services que la nature peut rendre aux populations. Cela peut être le fait de produire de la nourriture par exemple. Ils ont créé ce concept pour intéresser les politiques. C'est désormais la logique du pollué-payeur qui se met en place…"

Un de ces moyens consiste, comme cela a été pensé pour la question climatique, à donner un prix, ou une valeur, à la nature. Les écologistes comme les économistes  sont divisés sur la nécessité de suivre cette logique.

Hélène Tordjman redoute que ces mesures ne soient pas suffisantes : "On utilise des méthodes d'évaluation environnementales utilisées pour la décision publique, dans la construction de barrage par exemple. Ce sont des calculs coût/avantage. On a généralisé ces méthodes pour donner des valeurs aux zones humides, ou aux récifs coraliens par exemple… Sur le fond, il nous faut changer radicalement de système. Ce n'est pas ces estimations qui vont nous permettre de changer. Il faut sortir de cette position d'anthropocentrisme."

Pour Gilles Kleitz, il ne s'agit pas seulement de donner un prix à la nature : "Il faut bien distinguer le prix d'un instrument de valeur d'échange, et la valeur comme une tentative de définir ce qu'est la nature… Il faut mettre un prix sur ce qu'on détruit, sinon ce n'est pas pris en compte. Le problème de la financiarisation c'est qu'on confond l'instrument dont on a besoin, avec le fond."

Pour en savoir plus sur l'empreinte biodiversité des entreprises : Lab Capital Naturel 

Intervenants
  • Economiste de l’environnement, et directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), affectée au Muséum national d’Histoire naturelle
  • Économiste, maîtresse de conférences à l'université Sorbonne Paris-Nord et membre du Centre de recherche en économie de Paris-Nord
  • Ecologue et agronome, docteur en sciences politiques, directeur du département Transition écologique et gestion des ressources naturelles de l’AFD, président de la Commission aires protégées au Comité français de l’UICN
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
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