LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Evacuations de réfugiés afghans à l'aéroport de Kaboul

Va-t-on vers une externalisation du droit d'asile ?

38 min
À retrouver dans l'émission

Alors que la politique d’accueil des réfugiés afghans est au cœur du débat, le droit d’asile est plus que jamais questionné. Le Danemark et le Royaume-Uni ont annoncé vouloir externaliser leurs demandes vers des centres hors de l’Europe. Va-t-on assister à une délégation du principe de protection ?

Evacuations de réfugiés afghans à l'aéroport de Kaboul
Evacuations de réfugiés afghans à l'aéroport de Kaboul Crédits : Handout - La Moncloa - AFP

La crise afghane a relancé le débat sur les réfugiés et le droit d’asile.

Cette année, la convention de Genève fête son soixante-dixième anniversaire. La députée européenne, Maria Arena, revenait sur ses principes fondamentaux : “La convention dit clairement que toute personne, tout être humain, qui est en danger dans un pays, et qui doit surtout fuir ce pays, a le droit à une protection. Il a le droit de la demander là où il le souhaite. Il a la liberté de circulation. Cela ne veut pas dire qu’elle lui sera automatiquement donnée, cela signifie qu’il a le droit de la demander, avec des éléments apportés à l’Etat à lequel il demandera cette protection.” 

Où arrivent finalement les réfugiés afghans ? Dans les pays européens ? Aux États-Unis, là où ils espèrent refaire leur vie ? Ou bien dans des pays tiers, avec lesquels ces mêmes nations développées ont passé des accords, comme le Rwanda ou l’Ouganda ? 

Va-t-on vers une externalisation du droit d'asile ?

Gérard-François Dumont met en exergue la notion de responsabilité dans l'accueil des réfugiés : “Les méthodes d’externalisation correspondent à la réalité migratoire. Toute migration est précédée d’une émigration. La question est déjà externalisée. On peut considérer qu’il y a deux types d’externalisation : dans un cas, le pays d'accueil n’a aucune responsabilité dans les causes de cette migration. Dans l’autre, il y a des migrations, où nous avons une responsabilité…”

Jean-Pierre Alaux estime que cela ne constituera pas une solution : "Le droit à la protection n'est pas une punition. La philosophie de la convention c'est que tous les êtres humains sont égaux, et ils ont tous le droit à la solidarité du reste de l'humanité… L'asile est tué, dans la mesure où on contraint les demandeurs à solliciter une protection dans des pays qui n'ont aucun moyen de leurs garantir un examen équitable de leur histoire."

Intervenants
  • Députée européenne belge, au sein du groupe politique Alliance progressiste des socialistes et démocrates du Parlement Européen, présidente de la Sous-commission "Droits de l'Homme"
  • Juriste, membre du Groupe d’Information et de Soutien des Immigrés (Gisti)
  • Géographe, économiste, démographe, professeur à l'Université de Paris IV Sorbonne
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......