LE DIRECT
Les deux immeubles de la rue d'Aubagne, après l'effondrement dans le quartier populaire de Noailles. Ici les secours (marins pompiers) dépêchés sur place (Marseille, le 05/11/2018)

A-t-on tiré les leçons des effondrements de la rue d’Aubagne ?

39 min
À retrouver dans l'émission

En s'effondrant il y a tout juste un an, les deux immeubles de la rue d'Aubagne ont relancé le débat sur le mal-logement à Marseille et en France. La fondation Abbé Pierre alarme : logements insalubres, surpeuplés, voire pas de logement du tout, comment repenser de manière plus profonde l’habitat ?

Les deux immeubles de la rue d'Aubagne, après l'effondrement dans le quartier populaire de Noailles. Ici les secours (marins pompiers) dépêchés sur place (Marseille, le 05/11/2018)
Les deux immeubles de la rue d'Aubagne, après l'effondrement dans le quartier populaire de Noailles. Ici les secours (marins pompiers) dépêchés sur place (Marseille, le 05/11/2018) Crédits : VREL Valérie - Maxppp

Huit morts, plus de 3500 évacués : les effondrements de trois immeubles dans la rue d’Aubagne il y a un an ont profondément touché la ville de Marseille en son cœur. Mais d’une telle catastrophe urbaine ne peut demeurer circonscrite à la seconde ville de France. Elle interroge le pays tout entier sur le mal logement et l’insalubrité de nombreux immeubles dans toutes les villes de France.

Alors que vient de commencer la trêve hivernale, peut-on dire que des leçons ont été tirées des effondrements de la rue d’Aubagne ?

C’est vraiment un point de bascule dans l’histoire contemporaine de Marseille. Outre la rupture technique, qui a eu lieu concernant ces deux immeubles effondrés, on peut parler d’une rupture politique, démocratique, sociale qui s’opère actuellement et dont l’onde de choc se prolonge aujourd’hui encore. Karine Bonjour

Dans les difficultés, il y a la profusion de ce que l’on appelle « les polices administratives », qui gèrent le problème, mais aussi le fait que beaucoup d’autorités très différentes interviennent : l’Etat, parfois le préfet, parfois le maire, parfois la commune et dans quelques cas l’intercommunalité. Je pense qu’il est nécessaire qu’il y ait un chef de file, pas forcément le même partout d’ailleurs. Guillaume Vuilletet

On est face à une situation qui était connue, un rapport (…) avait pointé 40 000 logements au sein de la ville qui posent problème, au titre de l’insalubrité, de l’indignité, l’indécence du logement etc.  Tout à coup, cette insuffisance chronique de réponses publiques pendant plus de vingt ans nous a sauté à la figure, avec une catastrophe innommable. Avec cette catastrophe qui fait huit morts, on découvre à la face du monde une réalité  extrêmement violente. Christophe Robert

Il faut des capacités d’actions pour le signalement comme pour le suivi social, juridique. Il ne suffit pas de faire une loi pour que les signalements arrivent en justice, il faut qu’il y ait des gens qui accompagnent. Christophe Robert

Pour aller plus loin

Un an après l'effondrement, quel bilan ?

Réactions face aux pouvoirs publics

Analyses :

Intervenants
  • journaliste, documentariste, a écrit Rue d’Aubagne. Récit d’une rupture (Parenthèses 2019),
  • sociologue, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
  • député LREM du Val d’Oise, auteur d’un rapport sur la lutte contre l’habitat indigne.
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......