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"Il n'y a pas d'argent magique", disait Emmanuel Macron en avril 2018, répondant à une soignante qui demandait plus de moyens pour les hôpitaux

Budget : l'argent est-il devenu magique ?

39 min
À retrouver dans l'émission

La crise sanitaire a fait voler en éclats la doxa budgétaire. Le projet de budget 2021 examiné à partir de ce lundi à l'Assemblée est celui du "quoi qu'il coûte", ligne défendue par certains des plus grands pourfendeurs de la dette, hier. L'endettement ne serait donc finalement pas un problème ?

"Il n'y a pas d'argent magique", disait Emmanuel Macron en avril 2018, répondant à une soignante qui demandait plus de moyens pour les hôpitaux
"Il n'y a pas d'argent magique", disait Emmanuel Macron en avril 2018, répondant à une soignante qui demandait plus de moyens pour les hôpitaux Crédits : Getty

En ce premier jour d’examen du projet de loi de finances 2021 à l’Assemblée Nationale, il nous a semblé utile de nous intéresser à un paradoxe apparent : la dette n’est plus ce qu’elle était.

Honnie jusqu’à la crise du Covid, elle est devenue depuis, aux yeux des gouvernants, un investissement indispensable pour relancer l’économie. 

Pourtant certains économistes estiment encore qu’il est dangereux de continuer à la creuser et pensent qu’il faut résister à ce qu’ils nomment la "pensée monétaire magique." 

Quelle image avons-nous de la dette ?

Je voudrais rappeler que l'argent est magique  par essence. Je crois à la magie sociale : l'argent est une institution sociale (...) Et il l'est encore plus aujourd'hui, où la monnaie se crée par le crédit à partir de rien, comme disent les économistes ex nihilo, c'est à dire à partir de rien. Nicolas Drufene

Il est intéressant de planter le débat institutionnel autour de cette dette parce que le pari des taux d'intérêt qui resteraient bas vaut tout autant que celui des taux qui remontent. Dans ce cas-ci, ce serait insoutenable. Notre capacité de fonctionnement va dépendre de notre capacité d'investissement et celle-ci de la dette, puisque la dette annihile la liberté d'investissement. Nathalie Goulet

L’attitude très rigoriste adoptée en 2013-2015 a été un traumatisme européen. Aujourd'hui, on voit que tant la Commission Européenne que nos amis allemands ont changé sur leur rapport à la dette. Il n'y a pas que la France. Xavier Ragot

Intervenants
  • Haut fonctionnaire, spécialiste des questions institutionnelles, monétaires et des outils de financement publics, et directeur de l’Institut Rousseau
  • Sénatrice de l’Orne
  • Economiste et président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE)
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
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