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Une équipe de désinfection le 13 août 2020 au Christ Rédempteur, avant sa réouverture le 15 août. Rio de Jainero (Brésil)

Comment le coronavirus interroge-t-il le prix de la vie ?

37 min
À retrouver dans l'émission

Toutes les vies sont-elles inestimables ? Deux intellectuels outre-Atlantique, Didier Fassin depuis les États-Unis et Vladimir Pinheiro Safatle depuis le Brésil, interrogent ensemble comment la crise que nous vivons transforme le prix de la vie.

Une équipe de désinfection le 13 août 2020 au Christ Rédempteur, avant sa réouverture le 15 août. Rio de Jainero (Brésil)
Une équipe de désinfection le 13 août 2020 au Christ Rédempteur, avant sa réouverture le 15 août. Rio de Jainero (Brésil) Crédits : Mauro Pimentel - AFP

Puisqu’il nous faut désormais « vivre avec le virus », le Temps du Débat reprend la conversation mondiale ouverte à la veille du confinement. Chaque vendredi, sur le site et à l’antenne, est engagé un dialogue entre des artistes, intellectuels, de France et d’ailleurs, pour nous aider à comprendre ce qui nous arrive.

Depuis le début du confinement, l'équipe du Temps du débat a rassemblé sur le site de France Culture plus de soixante-dix textes d’écrivains, d’artistes ou d’intellectuels du monde entier qui nous ont donné leur regard sur la crise en cours. Cette saison, cette conversation continue chaque vendredi. Nous vous invitons à lire la contribution de la semaine, signée par un de nos invités, Vladimir Pinheiro Safatle : "Brésil, ce pays des morts sans larme". Professeur de philosophie à l'Université de Sao Paulo, il s'intéresse aux inégalités de traitement dans son pays le Brésil, deuxième pays le plus touché au monde par la Covid-19 (en nombre de morts).

Il dialoguera ce soir avec le médecin et anthropologue Didier Fassin, professeur à Princeton et titulaire de la chaire de santé publique au Collège de France, du prix de la vie tel qu’il a été transformé par la pandémie. Dans son livre La vie, mode d’emploi critique, Didier Fassin nous parlait de l’appréciation et de la dépréciation des vies selon les circonstances sociales et économiques.

La crise a mis en avant dans certains pays la volonté de protéger la vie à tout prix tandis que dans d’autres les dirigeants ont refusé d’arrêter l’économie pour empêcher la propagation du virus.

La France, le Brésil mais aussi les États-Unis seront donc au cœur de notre discussion de ce soir dans la Conversation mondiale du Temps du débat.

Conceptions de l'État et inégalités devant le virus

L’idée fondamentale avancée par notre gouvernement [brésilien] est d’éliminer une bonne fois pour la conception d’un État protecteur au nom de la défense des libertés individuelles. Cela détruit l’idée de solidarité sociale au nom d’une liberté qui se réalise dans l’indifférence absolue. Vladimir Pinheiro Safatle

Avec le virus, on a découvert les grandes inégalités devant la vie biologique. Il nous reste à comprendre quelles sont les autres inégalités à l'oeuvre sur un plan social plus large. On a été capables de protéger des personnes en situation de grande fragilité jusqu'au déconfinement où on a recommencé à les mettre à la rue. Cette dimension n'a pas encore été prise en compte dans son entièreté. Didier Fassin 

Intervenants
  • Anthropologue, sociologue et médecin, professeur à l’Institute for Advanced Study de Princeton et titutlaire de la chaire de santé publique du Collège de France
  • Professeur de philosophie à l’Université de Sao Paulo
L'équipe
Production
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