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Les médias ont-ils du mal avec la science ?

Covid : les médias ont-ils du mal avec la science ?

38 min
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La pandémie actuelle a enjoint les médias à ingurgiter, comprendre et transmettre tant le savoir que les incertitudes scientifiques à un rythme inédit. A l’occasion de la Fête de la Science, quel bilan peut-on faire de huit mois de coronavirus au sein des rédactions ?

Les médias ont-ils du mal avec la science ?
Les médias ont-ils du mal avec la science ? Crédits : Olivier Corsan - Maxppp

Dans le cadre de la journée spéciale de France Culture Ce que le Covid fait à la science, Le Temps du Débat se demande ce soir comment l’information scientifique a été bouleversée par l’arrivée du virus.

D’un traitement généralement consacré aux découvertes, le journalisme scientifique a dû se muer en fournisseur de doute, en mettant l’accent sur les incertitudes liées à la connaissance imparfaite du fonctionnement du coronavirus.

L’angoisse née de son irruption a fait croître la part des informations scientifiques dans les journaux télévisés généralistes et contraint les journalistes non-spécialisés à une formation rapide en ce domaine. Mais l’arrivée de ce virus a également donné lieu à des combats d’opinion au grand jour dans un domaine, la science, où les validations se font habituellement entre pairs et dans des revues spécialisées.

Les médias, reflets ou catalyseurs du scepticisme de certains français ? 

Malgré les progrès, il y a une espèce de "covido-scepticisme" qui progresse dans la population française. Il y a un déni de science de la population française, qui est fait sur un ton agressif et belliqueux vers la société scientifique : comment, nous, les médias, a-t-on pu rendre cela possible ? Yves Sciama 

Les médias sont le reflet de la population, c'est-à-dire qu'ils sont le reflet des débats [scientifiques] actuels et ils font leur métier du mieux possible pour restituer les débats d'idées. Sur le débat des "rassuristes" contre les "alarmistes", il est important de noter que ces termes ont été créés pour décrire ce qui relève de la prévision, et non de la science. Antoine Flahaut

L'immense difficulté qui est la notre [aux journalistes] est que notre société est très rétive à toute sorte de hiérarchie et quand vous dites "la vérité scientifique est celle-là", cela suscite chez une partie de la population un rejet comme si elle était écrasée par ceux qui ont le savoir. Céline Pigalle

Intervenants
  • Journaliste scientifique indépendant, spécialisé en environnement et science du vivant, président de l'AJSPI (Association des journalistes scientifiques français)
  • Directrice de la rédaction de BFM TV
  • Épidémiologiste et professeur de santé publique à l'université de Genève, directeur de l'Institut de santé globale à la faculté de médecine de l'université de Genève
L'équipe
Production
Production déléguée
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