LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Alger en mars 2003 à l'occasion d'une visite présidentielle de Jacques Chirac.

Guerre d'Algérie : comment concilier mémoire familiale et histoire collective ?

39 min
À retrouver dans l'émission

La guerre d'Algérie demeure irréconciliée. En-deçà des récits officiels, le souvenir familial se transmet ou se dissimule dans l'intimité. Silencieux ou non, ces témoignages multiples voire concurrents participent d'une histoire douloureuse. Points de départ d'une histoire collective ?

Alger en mars 2003 à l'occasion d'une visite présidentielle de Jacques Chirac.
Alger en mars 2003 à l'occasion d'une visite présidentielle de Jacques Chirac. Crédits : Hocine Zaourar - AFP

Le Président de la République a confié le 24 juillet dernier à Benjamin Stora une mission sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie en vue de favoriser la réconciliation entre les peuples français et algérien. Dans cette optique, l’historien doit rendre des recommandations d’ici la fin de cette année.

Un ouvrage de l’historienne Raphaëlle Branche vient opportunément ajouter à la compréhension de ce phénomène mémoriel particulier : "Papa, qu’as tu fait en Algérie ? " : Enquête sur un silence familial. Elle y a interrogé des anciens combattants français mais aussi leur famille pour mieux comprendre ce silence qui a duré si longtemps au cœur de notre société. 

Comment passer des mémoires familiales à une histoire collective ?

Il y a  des mémoires familiales qui sont singulières. Chacun porte la sienne : les mémoires sont évidemment différentes, on compose avec les silences, on essaye de créer autour de ces silences : mais ce n’est pas du vide. Safia Metidji

L’imaginaire des descendants est central : comment, et avec quels éléments, se représentent-ils l’histoire ? Comment comble-t-on les trous avec son imagination ? Comment se construit le récit ? C’est aussi un des enjeux du construire ensemble : construire un récit non pas de vérité partagée, mais un récit qui mettrait d’accord sur ce qu’il existe de commun. Raphaëlle Branche

On ne peut pas penser réparation sans explorer aussi la blessure qui va avec, et cette exploration passe par le dialogue entre toutes les parties : la mémoire est un travail, pas une stèle. Kader Attia

Intervenants
  • Professeure d’histoire contemporaine à l’université de Paris-Nanterre
  • Artiste plasticien
  • Psychologue clinicienne et thérapeute familiale, maître de conférence associée à l'Université de Lille.
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......