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Des soignants de l'hôpital Robert-Debré manifestent.

L'hôpital risque-t-il le burn out ?

43 min
À retrouver dans l'émission

Entre grèves et manifestations, une partie des hospitaliers se tend face à l'obligation vaccinale, tandis que la situation sanitaire, elle, se dégrade. Déjà en surchauffe depuis plusieurs mois, l'hôpital n'est-il pas en train de traverser la crise de trop ?

Des soignants de l'hôpital Robert-Debré manifestent.
Des soignants de l'hôpital Robert-Debré manifestent. Crédits : Olivier Donnars / Le Pictorium - Maxppp

Appels à la grève, manifestations, plans blancs, effectifs surmenés, obligation vaccinale qui divise et un passe sanitaire qui coince pour accueillir des patients toujours plus nombreux. L’Hôpital va mal, ce n’est pas nouveau mais en cet été 2021 où la menace du Covid se confirme dans une quatrième vague, les hôpitaux sont confrontés à une grave crise multifactorielle. Une crise économique, une crise de vocation et une crise de confiance. Que reste t’il des promesses du Ségur de la santé ? Comment le politique peut-il rassurer le soignant ? Rassurer celles et ceux qui ont été applaudi, perçus comme des héros, des héros et héroïnes parfois oubliées aujourd’hui épuisées. 

Pour en débattre, nous recevons Noémie Banes, présidente du collectif Inter-urgences, Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière française et maire de Fontainebleau et Fanny Vincent, sociologue. 

Cela fait des mois et des mois que l'on se bat contre cette pandémie, et cela fait des années qu'on lutte contre la destruction de l'hôpital public. Dans ce contexte, l'obligation vaccinale est perçue par les soignants comme la goutte d'eau qui vient faire déborder le vase. (...) Je sens un ras-le-bol général parmi mes équipes. Les conditions de travail se dégradent de plus en plus, la prise en charge des patients est de plus en plus catastrophique, et c'est partout pareil : les gens sont épuisés. Noémie Banes

Le Covid a donné une figure différente à la crise démocratique que vit l'hôpital depuis des années. Cette crise se manifeste aujourd'hui à travers le refus de l'obligation vaccinale. Mais elle a aussi pu, par exemple, se manifester à travers l'augmentation très forte du vote pour le Rassemblement National dans les catégories C de l'hôpital, ce qui était déjà le marqueur d'une sorte de défiance des soignants envers l'hôpital. Fanny Vincent

Si l'après-crise ressemble à ce que l'on a connu avant, on va perdre des hospitaliers. Les gens ne vont pas partir en pleine pandémie. Mais si on n'entame pas derrière les vraies réformes, qu'on esquive depuis des années, la saignée va être forte. N'oublions pas que l'hôpital a abordé la crise avec 30% de postes non pourvus, donc dans un état de tensions sur le quotidien des hospitaliers très fort. Le job a été fait. Mais on ne peut pas tendre l'élastique indéfiniment. Frédéric Valletoux. 

Pour aller plus loin

Intervenants
  • maire de Fontainebleau et président de la Fédération hospitalière de France.
  • Sociologue au Centre d’études de l’emploi et du travail-CNAM
  • Présidente du collectif Inter-urgences, infirmière à Oloron-Sainte-Marie .
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