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Après 17 mois d'arrêt, les paquebots reprennent leur place dans le port de Venise (Italie). Le signe d'un retour du "tourisme de masse" pré-Covid ?

Après le Covid, y a-t-il un nouveau type de touriste ?

48 min
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L’industrie du voyage peine à faire émerger un modèle de croissance "durable". Si la crise sanitaire a révélé les failles du "tourisme de masse" et modifié les aspirations des voyageurs, les enjeux économiques restent considérables. Le tourisme peut-il se réinventer ? Sous quelles formes ?

Après 17 mois d'arrêt, les paquebots reprennent leur place dans le port de Venise (Italie). Le signe d'un retour du "tourisme de masse" pré-Covid ?
Après 17 mois d'arrêt, les paquebots reprennent leur place dans le port de Venise (Italie). Le signe d'un retour du "tourisme de masse" pré-Covid ? Crédits : MIGUEL MEDINA - AFP

Les vacances se profilent et les professionnels du tourisme ont les yeux rivés sur les statistiques. On peut en donner quelques-unes : avant la crise sanitaire, la France accueillait chaque année près de 90 millions de touristes étrangers, pour un secteur qui représentait alors 8 % du PIB, et deux millions d’emplois directs et indirects. Des chiffres qui s’étaient effondrés à 35-40 millions en 2020… pour remonter dit-on autour de 50 millions de visiteurs internationaux cette année. Il faut y ajouter quatre millions de vacanciers Français en plus par rapport à 2019.     

Autre changement, les vacanciers sont de plus en plus nombreux à plébisciter ce qu’on appelle un tourisme "vert". Et les acteurs du secteur, qu’ils soient institutionnels ou privés, élus locaux ou voyagistes, en ont bien conscience. On l’a vu cette semaine à Paris où se tenaient les premières Assises du tourisme durable, avec cette idée : il faut relancer la machine, mais le faire de façon écoresponsable. Fini donc le tourisme de masse, place à la proximité, au bas-carbone, à une nouvelle relation entre les villes et les espaces naturels qui les entourent.     

Mais peut-on durablement changer les habitudes… et surtout, si on se place d’un point de vue écologique, cette idée de relance, même durable, est-elle vraiment souhaitable ? On voudrait croire à l’avènement du "slow toursime", le tourisme lent, mais peut-être aurons-nous le revenge travel… un tourisme de revanche qui se caractérise par un désir frénétique de déplacements après de longs mois de confinement. 

Alors, le Covid a-t-il vraiment changé le tourisme ?

Pour répondre à cette question, nous recevons Maria Gravari-Barbas, professeure de géographie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directrice de l’EIREST (Equipe interdisciplinaire de recherche sur le tourisme) et coordinatrice de la chaire Unesco « Culture-Tourisme-Développement ». Elle a notamment co-dirigé l’ouvrage Nouveaux Territoires Touristiques. Invention, reconfigurations, repositionnements (Presses Universitaires du Québec, 2016). 

Rodolphe Christin, docteur en sociologie et auteur de L’usure du monde. Critique de la déraison touristique (L’Échappée, 2014), du Manuel de l’antitourisme (Écosociété, 2017) et La Vraie vie est ici (Écosociété, 2020). 

Et Axel Martiche, responsable du pôle « tourisme, éducation, culture, coopération » du Parc naturel régional du Pilat.

Intervenants
  • professeure de géographie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directrice de l’EIREST (Equipe Interdisciplinaire de Recherche Sur le Tourisme), coordonne la chaire Unesco « Culture-Tourisme-Développement ».
  • sociologue et essayiste
  • responsable du pôle « tourisme, éducation, culture, coopération » au Parc naturel régional du Pilat
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