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On guette la deuxième vague à l'hôpital de la Timone de Marseille, le 20 septembre 2020.

L'hôpital est-il armé pour la deuxième vague ?

39 min
À retrouver dans l'émission

Face à la détérioration des indicateurs épidémiologiques, l'hôpital se retrouve une nouvelle fois en branle-bas de combat. Mais celui-ci n'est pas sorti indemne de la première vague du printemps... Les leçons qui permettraient aux services hospitaliers de faire face ont-elles été tirées ?

On guette la deuxième vague à l'hôpital de la Timone de Marseille, le 20 septembre 2020.
On guette la deuxième vague à l'hôpital de la Timone de Marseille, le 20 septembre 2020. Crédits : Frédéric Speich - Maxppp

Depuis la semaine dernière, Les reportages et interviews se multiplient afin de comprendre ce qui se passe dans les services hospitaliers face à la fameuse deuxième vague.

Dans le même temps plusieurs collectifs et syndicats hospitaliers appellent à manifester et à faire grève pour réclamer des embauches massives immédiates et une revalorisation significative des salaires.

Beaucoup des acteurs de l’hôpital demandent en effet des budgets supplémentaires et constatent le manque flagrant de personnels hospitaliers qui font défaut d’autant que la première vague a submergé des vocations.

L'hôpital reste, malgré sa résilience, face à de nombreux défis pour la deuxième vague

À l'hôpital où je travaille, il y a moins de lits supplémentaires qu'au printemps. Par manque de personnel. Parce qu'entre les deux vagues, il y a du personnel à Cochin qui est parti de l'hôpital public. On a eu une fuite de personnel et donc je suis inquiet parce que d'un côté, les pratiques se sont améliorées, de l'autre, on n'a toujours pas la ressource humaine pour faire face à une deuxième vague. Elle est aussi importante que la première. Michaël Peyromaure

Quand j'entends le public dire "oui il faut recruter des infirmières en grand nombre" : la formation d'une infirmière, c'est un de ces défis qui forment de vrais techniciens, particulièrement en réanimation. Vous n'allez pas former une infirmière en quinze jours, encore moins pour des infirmières de réanimation. Véronique Veit

Nous observons un taux d'absentéisme qui est supérieur à ce qu'on connait d'habitude dans nos hôpitaux. Marie Deugnier

Cette fois il n'y a pas non plus de transfert de patients possibles et la déprogrammation ne se fera pas sans conséquences, pour des fois, des spécialités qui sont déjà en retard du fait de la première vague. Bérangère Araujo

Intervenants
  • Chef de l'Unité Médicale Aiguë Polyvalente, responsable d’unités COVID à l'hôpital de la Timone à Marseille (AP-HM)
  • Infirmière en réanimation à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil (AP-HP), membre de la Fédération Nationale des Infirmiers de Réanimation (FNIR)
  • Chef du service d’urologie de l’hôpital Cochin à Paris
  • Directrice Générale Adjointe du CHU Lille
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
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