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Collage dans Paris

Qui a peur des radicalités féministes ?

49 min
À retrouver dans l'émission

Cette année, le mouvement de libération des femmes, le MLF, fête 50 ans de combat. Depuis sa création, d’autres courants féministes ont émergé avec des revendications, des idées et des stratégies divergentes. Universalisme, intersectionnalité... Comment continuer la lutte tou.te.s ensemble ?

Collage dans Paris
Collage dans Paris Crédits : Seham Boutata

Le 26 août 1970, neuf femmes tentaient de déposer sous l'Arc de Triomphe à Paris une gerbe pour celle qui est encore plus inconnue que le soldat inconnu… sa femme. C’est l’événement fondateur du Mouvement de libération de la femme, le MLF, même si cet acte de naissance est discuté… 50 ans plus tard, on parle de plus en plus d’un néo-féminisme qui s’inscrit dans le sillage de me too, et vient à la fois renouveler les modes d’intervention dans l’espace public et les revendications pour faire progresser les droits et les libertés des femmes.

On pourrait insister sur l’évolution que représente l’occupation de l’espace public par les slogans des colleuses, la parole libérée d’une Adèle Haenel, l’émergence des concepts de féminicide ou d’intersectionnalité… On pourrait tout aussi bien s’étonner des similitudes entre les époques, à commencer par les critiques faites aux féministes jugées trop radicales, accusées d’être des ayatollahs, des hystériques, de faire régner la terreur, de réactiver les pires heures du Maccarthysme.

Cette semaine dans Le Monde, la chercheuse et militante féministe Christine Delphy rappelait que cette injonction à être « bien polies » n’est pas nouvelle. Comme ne sont pas nouvelles d’ailleurs les tensions entre les féministes sur la meilleure façon d’atteindre un but qui reste commun : s’attaquer à la domination masculine.

Qui a peur des radicalités féministes ? C’est le sujet du temps du débat du samedi. 

Pour en débattre avec nous

  • Liliane Kandel, sociologue et ancienne membre du MLF, 
  • Zoé Royaux, avocate pénaliste et porte-parole de la Fondation des femmes 
  • Bibia Pavard, historienne, maîtresse de conférences à l'Université Paris 2

Les archives diffusées :

Pour aller plus loin sur le 26 août 1970 :

Intervenants
  • avocate pénaliste et porte-parole de la Fondation des Femmes
  • sociologue, a co-dirigé le Centre d’Etudes et de recherches féministes de l’Université Paris 7 (Denis-Diderot).
  • Historienne, maîtresse de conférences à l’Université Paris 2 Panthéon Assas.
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