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Joy Division en concert à Rotterdam, 16 janvier 1980

Joy Division raconté par ses acteurs et témoins

4 min
À retrouver dans l'émission

Ecrire sur Joy Division est très délicat. Si les historiens du rock n’ont pas de mal à définir leur musique comme la transition entre le post-punk et la cold wave - entre les Clash et The Cure si on veut - le destin tragique de Ian Curtis écrase toute entreprise de commentaire strictement musical.

Joy Division en concert à Rotterdam, 16 janvier 1980
Joy Division en concert à Rotterdam, 16 janvier 1980 Crédits : Rob Verhorst/Redferns - Getty

Comment expliquer, que malgré une existence très brève, quatre années seulement entre 1976 et 1980, Joy Division ait eu une importance considérable sur la scène musicale depuis les années 1980 ? Quelle peut-être encore l'actualité d'un groupe, quarante ans après la mort de son chanteur et sa dissolution ? 

La réponse à ces questions est proposée par les éditions Allia qui publient sous le titre Le reste n’était qu’obscurité la traduction en français d’un ouvrage paru l’an dernier en anglais sous le titre peut-être plus intéressant, This Searing Light, the Sun and Everything Else [cette fulgurante lumière, le soleil et tout le reste, ndr]. Son auteur, Jon Savage est surtout connu pour la somme qu’il a consacrée aux Sex Pistols et au mouvement punk, England’s Dreaming, qui a été également traduit et publié par Allia. 

Ecrire sur Joy Division est très délicat. Bien sûr, les historiens du rock n’ont pas de mal à définir leur musique comme la transition entre le post-punk et la cold wave, entre les Clash et The Cure, si on veut. Comme la pointe émergée de la musique, glaciale et tranchante, dont Manchester était devenue l'épicentre au tournant des années 1970 et 80. 

Mais le destin du chanteur de Joy Division, Ian Curtis, écrase littéralement toute entreprise de commentaire strictement musical. Curtis, jeune prolo de Manchester, auteur génial et tourmenté, était sujet à des crises d’épilepsie de plus en plus fréquentes à mesure que le groupe, devenu de plus en plus populaire, devait multiplier les concerts. Il s’est suicidé, pour cette raison et d’autres d’ordre plus personnel, la veille du départ prévu de son groupe pour les Etats-Unis. 

L’idée de Jon Savage, dans Le reste n’était qu’obscurité a été de donner la parole à tous les acteurs et témoins privilégiés de cette odyssée. C’est donc une histoire de Joy Division racontée de l’intérieur...

Ian était le moteur. On l’avait surnommé le guetteur, il était assis dans un coin et il disait "ça sonne bien, ajoutons de la guitare". Peter Hook, bassiste de Joy Division

Il parlait peu de ses textes, je crois qu’il a un peu parlé de ses textes à Bernard, il n’avait rien à voir avec son personnage sur scène, il lui fallait deux ou trois canettes de liqueur de malt pour surmonter sa timidité, alors il s’animait un peu, la première fois que je l’ai vu sur scène, je n’en croyais pas mes yeux, il s’était métamorphosé en un pantin frénétique. Stephen Morris, batteur de Joy Division

  • Musique diffusée : Joy Division, Days of the Lord

Bibliographie

  • Jon Savage, Le reste n’était qu’obscurité, Allia
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