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Une des nombreuses affiches de Mai 68
Épisode 7 :

Le reflux

59 min
À retrouver dans l'émission

Le discours du 30 mai du général De Gaulle signe la fin de la mobilisation. Mais tandis que les choses se normalisent tout le long du mois de juin, peut-on vraiment parler de fin ? 20 ans plus tard, tous seront d'accord pour dire que cette fin n'était finalement que provisoire.

Une des nombreuses affiches de Mai 68
Une des nombreuses affiches de Mai 68 Crédits : Gérard JULIEN - AFP

Chroniques de Mai : une série en sept volets de Dominique  Chagnollaud, diffusée pour la première fois sur France Culture en 1988. Suivez avec nous les événements de l'Année 68 au travers d'une mise en abyme documentaire qui reprend les événements de façon chronologique, de la bouche de ceux qui ont fait l'époque. 

Les témoignages : Michel Jobert, directeur de Cabinet de Georges Pompidou, Henri Weber, Ligue Communiste Révolutionnaire, Pierre Lefranc, président des Comités pour la Défense de la République, Jacques Sauvageot, Vice-Président de l'UNEF, Romain Goupil, du Comité d'Action Lycéens, Henriette Asséo, Daniel Cohn-Bendit, Serge July et Jacques Tarnero du Mouvement du 22 Mars, Pierre Chaunu, historien, Alain Krivine, de la Jeunesse communiste révolutionnaire, Roland Castro de l'Union des Jeunesses communistes marxistes-léninistes, Pierre-André Taguieff, étudiant puis politologue, Georges Séguy, secrétaire général de la CGT, Bernard Henri-Lévy, élève à ENS Ulm, Jacques Rémy, étudiant à la Sorbonne et Edouard Balladur, membre du Conseil d’administration de l'ORTF.  

Le discours du Général de GAULLE du 30 mai où il annonce la dissolution de l'assemblée et la tenue de nouvelles élections, sonne la fin de la contestation pour la plupart des acteurs de Mai 68

Ceux qui voulaient pousser le mouvement plus loin, les divers groupes gauchistes et une masse d'étudiants radicalisés, ceux-là étaient trop faible pour mettre en avant des perspectives politiques fiables. A partir du moment où le surveillant général a sifflé la fin de la récréation, énergiquement et cette fois-ci de façon adéquate, les français on compris que c'en était fini et qu'on allait retourner à la normale.      
Henri Weber

Dès Juin le mouvement perd de sa vigueur, le travail recommence, les universités ré-ouvrent, les manifestants se démobilisent.

Ça s’essouffle et il commence à y avoir un certain nombre d’éléments qui révèlent l’érosion interne, on est ailleurs, il n'y a plus du tout de capacité de mobilisation, il y a une fatigue, la volonté de lutte collective se dilue.      
Jacques Tarnéro

20 ans plus tard, les participants font le bilan des événements.

C'est une génération qui à sentie le besoin de se révolter parce que la société lui proposait un mode de vie qui ne lui plaisait pas, elle a donc essayée d'inventer quelque chose de nouveau. Donc dans cette invention sociale, il y a du bon et il y a du mauvais, il y a du terrible et il y a du très beau.      
Daniel Cohn-Bendit

Le recul leur permet aussi de juger des l'influences qu'a eu le mouvement.

Mai 68 à changé profondément l'action syndicale dans le sens que celle-ci pouvant s'exprimer librement dans l'entreprise, le syndicalisme n'étant plus contesté dans l'entreprise les travailleurs ont pu trouver des moyens d'expressions directs dans l'entreprise.      
René Bonety

Chacun va de son interprétation des raisons qui ont menée à la révolte. 

Il y avait quelques chose qu'il y avait une peu d'une nature fermée, étouffante dans le gaullisme, cet étouffement à été ressenti. Mai 68 c'est ça : c'est en gros l'étouffement ça suffit.      
Serge July

Mai 68 est pour d'autres occasion d'analyses et auto-analyses.

Rien n'est pareil depuis. Si j'avais à me faire une reproche, c'est que j'ai peut être eu tort de ne pas les prendre suffisamment au sérieux, il me semblait que c'était tellement irrationnel que ça ne pouvait pas durer. On ne doit jamais je crois s'imaginer que ce qui n'est pas rationnel ne doit pas arriver, au départ je pense que toute les révolution toutes les révoltes paraissent irrationnelle. Et je crois que c'est ce qu'il faut bien comprendre à propos de ces événements, il ne faut pas les juger de façon rationnelles, ça a été une sorte de... de bouffé de passion.      
Édouard Balladur

Avec les voix de :

Charles de Gaulle - Président de la République

François Mitterrand - Député du PSU

Michel Debré - Ministre de l’Économie et des Finances, puis Ministre des Affaires Etrangères

André Malraux - Ministre des Affaires Culturelles

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