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L'université de Nanterre en 1968
Épisode 3 :

Qu'est-ce qu'un hippie ?

59 min
À retrouver dans l'émission

Le mouvement hippie prenait de l'ampleur, à Nanterre les étudiants avaient déjà le mors aux dents et la radio laissait la parole aux voyageurs dans les gares.

L'université de Nanterre en 1968
L'université de Nanterre en 1968 Crédits : James Andanson / Contributeur - Getty

Au micro d'André Bourrin, Michel Lancelot, qui venait de publier, Je veux regarder Dieu en face, répondait à la question : qu'entend-on par le mot hippie ?

Il y a deux origines au mot hippie, c'est ce qui arrive très souvent lorsqu'un mot devient très courant, presque galvaudé, on ne sait plus très bien d'où il vient. Les deux origines possibles sont comme suit : la première, hippie serait une déformation du mot américain hipster, qui étaient des jeunes écrivains, des jeunes poètes de la génération beatnik, c'est-à-dire des années 50, qui avaient pris pour chef de file Norman Mailer, l'auteur Des nus et des morts. La seconde viendrait de hip, qui lui-même est une déformation de hep, qui est une interjection joyeuse de la langue américaine. 

A Nanterre où les événements de mai vont débuter, l’émission Recherche de notre temps aborde de nouveau la question des universités :

Le problème principal de Nanterre, c'est la solitude, parce qu'on est isolé à la fois du monde extérieur et de véritables contacts entre étudiants, on n'arrive pas à faire ici un groupe qui ait une cohésion. On est éparpillé vers Paris, vers des familles, vers une spécialisation à la faculté et en fait c'est très difficile de trouver un moyen de communiquer. En fait, nous ne sommes pas du tout intégrés aux problèmes de la vie actuelle, on nous met tout à fait en dehors. Dans le campus, autour de nous, il n'y a pas véritablement de vie sociale.    
Une étudiante de Nanterre

En 1968, l'émission Recherche de notre temps posait aussi son micro dans les gares pour faire parler les voyageurs : 

Figurez-vous que je suis venu à Paris pour faire fortune ! Je voyais Paris sur les cartes postales en couleur, hein ! Et ça fait 20 ans que j'y suis, mais j'attends toujours la fortune monsieur, ah oui j'attends ! Je me demande parfois si je n'aurais pas mieux fait de rester à ma charrue...

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