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Les gauloises bleues par Michel Cournot
Épisode 4 :

Le miroir anglais

59 min
À retrouver dans l'émission

Faire un pas de côté pour voir comment nos voisins anglais nous considèrent, mais aussi jeter un regard sur la manière dont les contemporains de l'année 68 considéraient l'avenir du septième art ou de la littérature.

Les gauloises bleues par Michel Cournot
Les gauloises bleues par Michel Cournot Crédits : PIERRE ZUCCA / COLLECTION CHRISTOPHEL - AFP

C'est sur un dialogue France-Angleterre que commence l'émission d'aujourd'hui, entre deux journalistes, un Anglais vivant en France et un Français spécialiste de l'Angleterre.

Ce qui m'a frappé le plus en Angleterre c'est une apparence de Révolution, mais en réalité il y a encore des structures extrêmement rigides. Lorsque par exemple vous parlez d'éducation en France, qui est tout à fait organisée par l'Etat, eh bien, en Angleterre, encore maintenant, il y a une très grande différence entre les élèves qui sortent de la bonne école ou de la bonne université, ce sont eux qui font les cadres de la nation, et ceux qui sortent des écoles techniques.

A Cannes, le 4 mai, on est loin de penser que le festival va être annulé. Roger Régent donne donc la parole à un critique, Michel Cournot, qui signe son premier film, "Les Gauloises Bleus" :

Je suis assez pessimiste, donc je pense que faire un film était tout à fait hors de moi, qu'un film ça coûte très cher et que je n'étais pas du tout le garçon à pouvoir obtenir l'argent. Donc je me disais que ce n'était pas pour moi et c'est tout à fait par hasard que déjà, assez âgé, j'ai pu en faire un. 

Et du côté de la littérature, y aurait-il du nouveau ? Une réponse de Bernard Pivot donné dans son billet de l'émission Littérature :

Un ordinateur littéraire vient d'être installé chez l'éditeur anglais des fameux Penguin books. Cette machine a pour fonction de calculer les chances de succès en librairie des manuscrits que l'éditeur se propose de publier. On lui fournit tous les renseignements concernant le manuscrit, l'auteur, sa bio-bibliographie, le titre, les dimensions, le sujet et toutes les informations relatives au marché de l'édition. Et en 20 secondes, Honeywell 1200 décide de l'opportunité de publier ce manuscrit. Son verdict est, paraît-il, sans appel.

Encore dans la série Détruisez votre légende, cette fois c'est à Brigitte Bardot que la question de sa fidélité est posée : 

Je ne suis pas fidèle, je suis infidèle. C'est mieux d'être infidèle que fidèle sans en avoir envie. Vous associez amour et fidélité, moi aussi, quand je suis amoureuse je suis fidèle et quand je ne suis plus amoureuse, je ne suis plus fidèle. C'est ma moralité à moi. 

Sur Intervariété, on se posait la question de ce qui faisait rire les jeunes hommes et les jeunes femmes : 

Les jeunes, en gros, rient à toutes les formes de l'irrespect, de ce qui a certaines idées reçues, on leur enseigne des conformismes. On leur enseigne à respecter des choses et puis il arrive des gens qui ne respectent pas ces choses sacrées. Comme la phrase de Prévert : "Notre père qui êtes aux cieux, restez-y". Tout ce qui blasphème les fait rire.

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