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Amphores, pois-chiches, légumineuse... Un aperçu de ce que l'on pouvait trouver dans les cuisines romaines, à voir dans l'exposition "Une salade César".

Mais que mangeait Saint-Valentin ?

29 min
À retrouver dans l'émission

Ce 14 février, nous nous demandons ce que mangeait Valentin de Terni, évêque du IIIe siècle à qui certains attribuent l’origine de la Saint-Valentin. L’occasion de se questionner sur la manière dont s’alimentaient les Romains : que trouvait-on sur les tables des mythiques banquets antiques ?

Amphores, pois-chiches, légumineuse... Un aperçu de ce que l'on pouvait trouver dans les cuisines romaines, à voir dans l'exposition "Une salade César".
Amphores, pois-chiches, légumineuse... Un aperçu de ce que l'on pouvait trouver dans les cuisines romaines, à voir dans l'exposition "Une salade César". Crédits : Millène Jallais

Pour notre Plat du jour nous vous avons concocté un festin : Passum, Gustum de praecoquis, Patina de asparagis frigida et Apothermum pour finir. Autrement dit : vin paillé en apéritif, entrée aux abricots, cailles sur omelette froide aux asperges, dessert de semoule au lait et aux fruitsA moins que vous préfériez des Gustum de cucurbitis farsilibus (courgettes farcies), un Porcellum laureatum (cochon de lait couronné de feuilles de laurier) et pour finir une Aliter dulcia (cake aux amandes et au miel). 

C’est peut-être ce que mangeait un homme qui a donné son nom à une fête célébrée tous les 14 février, et connue aujourd’hui comme la fête des amants. Cet homme était évêque et s’appelait Valentin de Terni, il vécut au IIIe siècle de notre ère. Mais que mangeait Saint-Valentin ?

Avec l’historien de la Rome antique Dimitri Tilloi d’Ambrosi, auteur de L’Empire romain par le menu (Arkhé) et commissaire scientifique de l’exposition Une salade, César ? La cuisine romaine, de la taverne au banquet, actuellement au Lugdunum - Musée et Théâtre Romains de Lyon. 

Le terme d'orgie, que l'on galvaude bien souvent et qui hante l'imaginaire collectif au sujet du banquet antique, est loin de ce que l'on s'imagine, c'est-à-dire un repas où l'on assisterait à une débauche de nourriture et sexuelle. Il s'agit en réalité d'un terme ayant une connotation religieuse : c'est un moment de beuverie, par lequel on entre en communion avec la divinité, en l'occurence Dionysos. Le terme a ensuite été popularisé par la BD ou le cinéma. 

L'alimentation est source de plaisir et, pour les Romains de l'élite, l'origine géographique de produits compte énormément : on fait venir des fruits d'Orient, des poissons sous forme de salaison qui viennent du Sud de la Méditerranée. A ce titre, l'Empire est un immense grenier, dans lequel on importe des ressources alimentaires qui viennent garnir les tables romaines. Mais avec l'essor du luxe de la table, émerge aussi un discours moral, où les vieilles valeurs romaines d'austérité de mesures posent un regard très critique cette sophistication alimentaire. 

La majorité de la population dépend des lieux de restauration publics, que l'on nomme "caupona". Dans leurs demeures, la majorité des Romains n'a pas de cuisine, et les structures en bois font qu'il est dangereux d'utiliser des braseros chez soi. Les tavernes sont donc fondamentales pour l'alimentation du plus grand nombre : on y mange du ragoût, des plats consistants, des charcuteries, des salaisons, du vin. Et il y règne bien sûr une ambiance très animée.  

Mireille Chéribuni, propriétaire de la Taberna Romana et autrice de l'ouvrage de cuisine romaine Latin de cuisine (Saveurs et savoirs). 

Le "garum" est un condiment de poissons macérés au sel, notamment du maquereau mais pas uniquement. Cela donne un suc noirâtre, et c'est un condiment que l'on trouve dans la plupart des recettes, sur toutes les tables et même dans certains desserts. Aujourd'hui, sur le pourtour méditerranéen, nous avons encore des fosses ou macérait ce "garum".  

Pour aller plus loin : 

La recette des "Dulcia Domestica" ou dattes farcies

Ingrédients pour 6 personnes 

  • 20 dattes bien charnues 
  • 30 g d’amandes en poudre 
  • 6 abricots moelleux
  • 5 noix
  • 30 g de raisins secs
  • 5 cl de miel
  • 1 pincée de poivre

Préparation 

1. Fendre les dattes dans la longueur avec la pointe d’un couteau et les dénoyauter.  

2. Dans un mortier, écraser les amandes, les noix, les raisins et les abricots.   

3. Bien amalgamer avec le miel.  

4. Farcir copieusement les dattes avec le mélange.

Chroniques
12H12
3 min
La Madeleine
Patricia Petibon : "La cade sent la Méditerrannée"
Intervenants
L'équipe
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