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Champ d'amandiers d'Alpes de Haute Provence, France. Selon notre invité André Pinatel : "Dans les années 1910-1920, Aix en Provence était la capitale de l’amande. Mais sa culture a été oubliée en France à cause des coups de production trop élevés".

Vive l’amande made in France ! (Rediffusion d'une émission du 6 janvier 2019)

29 min
À retrouver dans l'émission

En raison d'un mouvement de grève, nous ne sommes pas en mesure de diffuser le programme initialement prévu ce jour. En cette période de galette des rois, nous vous proposons de réentendre l'émission que nous avions diffusée il y a un an. Nous vous prions de nous en excuser.

Champ d'amandiers d'Alpes de Haute Provence, France. Selon notre invité André Pinatel : "Dans les années 1910-1920, Aix en Provence était la capitale de l’amande. Mais sa culture a été oubliée en France à cause des coups de production trop élevés".
Champ d'amandiers d'Alpes de Haute Provence, France. Selon notre invité André Pinatel : "Dans les années 1910-1920, Aix en Provence était la capitale de l’amande. Mais sa culture a été oubliée en France à cause des coups de production trop élevés". Crédits : David Barnes - Getty

C’est un bien précieux qui vient de loin, vraisemblablement d’Iran, et que l’on cultive en France depuis le XVIe siècle même si la production hexagonale est faible par rapport à la demande sans cesse croissante de ce fruit à coque devenu extrêmement tendance. Peut-être parce qu’on lui prête, pas toujours à raison, toutes sortes de vertus, en tout cas l’amande s’avère l’oléagineux préféré des Français qui en consomment désormais 30 000 tonnes chaque année. Comment soutenir l’amande made in France ?

Illustration d'amandier "Prunus dulcis", extraite du livre "Les Plantes médicinales de Köhler" publié en 1884
Illustration d'amandier "Prunus dulcis", extraite du livre "Les Plantes médicinales de Köhler" publié en 1884 Crédits : Franz Eugen Köhler via via Wkimedia commons

Patrick Roger, chocolatier, sculpteur et producteur d’amandes :

La France a la meilleure amande du monde, et l’amande est fondamentale pour le chocolatier que je suis, notamment pour le praliné. 

J’ai été à un moment en manque d’amande, et c’est pour cette raison que je me suis tourné vers ma propre production. Nous travaillons maintenant sur 45 hectares d’amandiers, c'est très difficile car, avec le temps, nous avons perdu un savoir-faire à la française, nous manquons de tout, particulièrement d’ingénierie.

Crédits :
  • La demande augmente : la consommation a doublé en dix ans en France et augmente de 10% par an au niveau mondial.

André Pinatel, président du syndicat des producteurs d’amandes de Provence :

Dans les années 1910-1920, Aix en Provence était la capitale de l’amande. Mais elle a été oubliée en France à cause de coups de production trop élevés et devant le monopole grandissant de l’amande californienne. Nous sommes en train de créer un Plan de relance de l’amande française avec des aides à la plantation pour mettre en place 200 nouveaux hectares par an et pour atteindre 1000 hectares au final. L’amande française a un futur, il peut être rentable. 

Claire Damon, cheffe pâtissière :

Le goût est essentiel dans nos métiers, c’est pour cela que nous nous sommes tournés vers l’amande française et un peu celle d’Espagne. L'amande est la base d’un grand nombre de nos pâtisseries dont la crème d’amande que l’on utilise pour nos galettes. D’ailleurs, nous privilégions les produits français et tout ceci demande beaucoup de temps pour la fabrication : six jours au total pour une galette. 

Ré-écouter les chroniques

Pour aller plus loin :

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Rediffusion de l'émission du 6 janvier 2019

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