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Panaït Istrati, Présentation des Haïdoucs

3 min
À retrouver dans l'émission

Chaque jour, un auteur lit les premières pages de son dernier livre.

"Parfois, un marché secret se conclut entre l'auteur et le lecteur dès le premier paragraphe, à l'insu des personnages qui ignorent que l'auteur et son lecteur échangent un clin d'oeil amusé derrière leur dos".

Amos Oz, L'Histoire commence (édtions Calmann-Levy)

Présentation des Haïdoucs
Présentation des Haïdoucs

" - Voici maintenant les haïdoucs, Adrien, dit Jérémie. Voici tout d'abord Floritchica, notre commandant, qui abandonna le diminutif et s'appela, pour plus de dignité féminine :

Floarea Cordrilor

Capitaine de Haidoucs

- Vous voulez mettre sur mes épaules de femme le poids de la responsabilité, et sur ma tête, le prix de sa perte. J'accepte l'un et l'autre..."

Panaït Istrati, Présentation des Haïdoucs (L'échappée)

Romancier roumain de langue française, Panaït Istrati a découvert les œuvres de Romain Rolland après la première Guerre mondiale. Il lui adresse alors son premier roman et se lie d’amitié avec lui. Dans les années vingt, il se passionne pour la révolution russe et devient compagnon de route du parti communiste. Accueilli et fêté en URSS lors du 10e anniversaire de la révolution, il y séjourne à plusieurs reprises. Son engouement affiché pour la révolution lui vaut de pouvoir voyager sans escorte. Parmi les tout premiers, il devine alors, dès 1927-1929, la réalité de la dictature stalinienne. Son destin et sa réputation basculent lorsqu’il fait paraître Vers l’autre flamme, confession pour vaincus , dans lequel, sept ans avant le Retour d’URSS d’André Gide, il dénonce avec une grande virulence l’arbitraire du régime soviétique. L’ouvrage, en trois volumes, est en réalité co-écrit avec Boris Souvarine et Victor Serge. Victime d’un violente campagne de dénigrement de la part des communistes, il se retire en Roumanie, où il meurt de tuberculose en 1935, à l’âge de 51 ans.

Sidonie Mézaize
Sidonie Mézaize Crédits : Radio France

Après plusieurs années passées à travailler dans l'édition à Paris et à Munich, Sidonie Mézaize emménage à Bucarest en 2009 et devient responsable du Bureau du livre de l'Institut Français jusqu'en 2011. En novembre 2012, elle ouvre la librairie française Kyralina à Bucarest.

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