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L'Iran, marché d'avenir

Quels espoirs de relance des relations d'affaires entre la France et l'Iran ?

2 min
À retrouver dans l'émission

Le marché iranien, fort convoité mais encore risqué

L'Iran, marché d'avenir
L'Iran, marché d'avenir Crédits : Frederic Mery Poplimont - Maxppp

Voilà que le marché iranien, hier trop lointain, devenu subitement si proche, semble de nouveau s'éloigner !

Ce marché , à peine annoncée la levée des sanctions américaines, est apparu dans l'étendue de toutes ses promesses. Une piste d'accélération pour les constructeurs automobiles, un méga chantier pour les grands groupes du bâtiment et des travaux publics, un magnifique gisement de croissance pour les pétroliers, et une splendide plateforme pour les constructeurs aéronautiques.

Tout pour séduire !

L'amorçage a eu lieu....de Vinci à Thalès en passant par Air France, nul doute, l'Iran c'est non seulement un marché de quelques 80 milllions d'habitants, un marché en croissance sous la pression d'une classe moyenne en demande de consommation, mais tout autant un pont vers les économies du Moyen Orient

C'est aussi le pari que font les concurrents européens et asiatiques, lesquels envoient des délégations en nombre.

Seulement voilà : pas de courant d'affaires sans le renfort des banques ....Echaudées par l'énorme amende qu'a essuyé BNP Paribas, (près de 9 milliards d'euros), les banques françaises, elles, restent sur le qui vive. Pas question de prendre le moindre risque...Et l'élection de Donald Trump a renforcé ces craintes !

Au bout de quoi, les grands établissements se sont fait tout discrets: en lieu et place, ce sont des banques intermédiaires, moins connues, qui ont accepté de monter des dossiers de crédit ....Voire des banques italienne, allemande ou autrichienne qui se sont portées sur les rangs.

Pas évident dans ces conditions pour des PME de s'inscrire dans la foulée de grandes marques emplies d'expérience....d'autant plus difficiles pour ces PME que la complexité des financements les dépasse...Le manque de cash des entreprises iraniennes les désarçonne .

Globalement les PME se retrouvent ainsi désemparées par une autre culture d'entreprise, des règles qui ne leur sont pas familières, et déroutées par un système a deux taux de change.

Du coup, les abondantes promesses de collaboration de l'an dernier tardent à porter leurs fruits malgré l'énorme potentiel que représente le marché iranien.

L'équipe
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