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Les quatre saisons
Épisode 4 :

Jankélévitch, "Ne manquez pas votre unique matinée de printemps"

58 min
À retrouver dans l'émission

Le printemps est la promesse du renouveau, mais chez Jankélévitch il est aussi ambivalent : il est un signe du destin de l'homme qui indique notre devenir irréversible. Le printemps serait-il alors la saison pour penser la mort ? L'image de l'aventure, celle de la projection dans le futur ?

Soleil d'une matinée de printemps...
Soleil d'une matinée de printemps... Crédits : CSA Images - Getty

L'invité du jour :

Pierre-Alban Gutkin-Guinfolleau, maître de conférences à l’Institut Catholique de Paris

L'ambivalence de cette injonction

On a l'habitude de dire que "Ne manquez pas votre unique matinée de printemps" est une phrase que Jankélévitch prononçait très souvent pendant ses cours du mardi matin à la Sorbonne, et on la retrouve aussi à la fin du premier volume du "Je-ne-sais-quoi et le presque-rien", un peu comme une plaisanterie qui s'adresse à un lecteur qui vient de lire plus d'une centaine de pages assez difficiles, il indique à son lecteur ou à ses étudiants que finalement, le temps passé à le lire ou à l'écouter a peut être été du temps perdu... Il y a une profonde ambivalence de cette injonction !      
Pierre-Alban Gutkin-Guinfolleau

Notre temps est compté... et le printemps nous le rapelle !

La dimension un peu humoristique voire ironique de cette formule permet d'atténuer la gravité ou le sérieux de ce qui est dit : que le temps passe et que l'on peut saisir des occasions mais aussi les manquer, et que notre temps est compté. Le temps qui passe est un thème rebattu dans la philosophie mais aussi dans la littérature. En cela, Jankélévitch a le côté presque romanesque de l'écrivain, voire poète, lorsqu'il décrit des scènes de printemps, qui nous aident peut-être à mieux accepter ce destin irréversible qui nous conduira vers la mort.      
Pierre-Alban Gutkin-Guinfolleau

Textes lus par Bernard Gabay :

  • Vladimir Jankélévitch, Traité des vertus, Tome III : L’innocence et la méchanceté, éditions Champs Flammarion, pages 441-442 (avec une musique de Samuel Zyman, Bashe trio : Moderato con anima, de l'album Bashe)
  • Vladimir Jankélévitch, Quelque part dans l’inachevé, éditions NRF Gallimard, pages 171-172 (avec une musique de Debussy, épigraphes antiques L 131 : Pour que la nuit soit propice)
  • Vladimir Jankélévitch, Le pardon, éditions Champs Flammarion (avec une musique de Stravinsky, _Le sacre du printemps, Le sacrific_e, Tableau 2)

Sons diffusés :

  • Extrait du film Une hirondelle a fait le printemps, de Christian Carion, 2001
  • Archives de Vladimir Jankélévitch, dans Les Français s'interrogent, France Culture, 27 avril 1978
  • Chanson de Stacey Kent, C’est le printemps
  • Archive de Vladimir Jankélévitch, Télévision de Radio Canada, émission Femme d'Aujourd'hui, 12 mai 1980 (avec une musique de Samuel Zyman, Bashe trio : Moderato con anima, de l'album Bashe)
  • Extrait du film Brazil, de Terry Gilliam, 1985
  • Chanson de Tom Waits, You can never hold back spring
Chroniques
10H52
3 min
Le Pourquoi du comment : Philo
Pourquoi parle t-on autant de la pluie et du beau temps ?
Intervenants
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