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Pier Paolo Pasolini en 1971
Épisode 1 :

"Salò" ou les limites du figurable

58 min
À retrouver dans l'émission

De Pier Paolo Pasolini, les Français ont retenu son oeuvre cinématographique : "Accattone", "Théorème", et surtout "Salò ou les 120 Journées de Sodome", l'adaptation du texte de Sade qui propose 2h d'insoutenable spectacle. Qu'est-ce qui relève du figurable à l'écran ?

"Salò ou les 120 Journées de Sodome" de Pasolini
"Salò ou les 120 Journées de Sodome" de Pasolini Crédits : Carlotta

Pier Paolo Pasolini naît en Bologne en 1922 et meurt assassiné dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 novembre 1975.
En France, il est reconnu pour son oeuvre cinématographique quand en Italie, on célèbre le Pasolini poète... Mais Pasolini était aussi romancier, critique, engagé politiquement, extrême, excessif et scandaleux...

En 1975, Pasolini adapte dans un ultime film, une oeuvre du marquis de Sade, Les Cent Vingt Journées de Sodome, transposée dans la république fasciste de Salò de Mussolini, spectacle intenable : scènes de scatophagie, sadomasochisme, viols...
Pasolini meurt assassiné avant de voir le film à l'écran et la comédienne Hélène Surgère, qui joue dans  Salò ou les 120 Journées de Sodome, explique que le film a dépassé tout ce qu'avait imaginé son auteur...
Quelle est l'histoire de ce film politique, l'un des plus polémiques de l'histoire du cinéma ?
La violence de ce film serait-elle un prétexte pour questionner la morale, le fascisme, le pouvoir ?

L'invité du jour :

Hervé Joubert-Laurencin, professeur en études cinématographiques à l'université de Paris Nanterre, codirecteur du département des arts du spectacle et de l'unité de recherches "HAR", traducteur et spécialiste de l’œuvre de Pier Paolo Pasolini

Le pouvoir de l'image

Ce film n'est pas aimable. Il a même dépassé tout ce qu'avait imaginé son auteur. Avec Salo, on passe d'une parole à un acte.    
Hervé Joubert-Laurencin

Montrer l'insoutenable pour repenser la position du spectateur 

C'est la société du spectacle qui est ici en cause beaucoup plus que le cinéma lui-même. Salo, ce n'est pas du tout une mise en abîme du cinéma, c'est une façon de parler de la position de l'homme en face de l'ennemi, en face d'images qu'il ne peut pas maîtriser, d'une impuissance donnée par les images.  
Hervé Joubert-Laurencin

Sons diffusés :

  • Archive de Pasolini, "Je veux poser des problèmes, pas faire de la provocation", 1969
  • Plusieurs extraits du film Salò ou les 120 Journées de Sodome, de Pasolini
  • Archive de Pasolini sur les acteurs, interview de Philippe Bouvard en 1975
  • Archive de Pasolini en 1969 dans l'émission Cinéma vérité, France Culture
  • Chanson de fin : Giovanna Marini, Lamento per la morte di Pasolini 
Chroniques
10H55
5 min
Carnet de philo
Au revoir Michel Serres
Intervenants
  • professeur en études cinématographiques à l'université de Paris Nanterre, codirecteur du département des arts du spectacle et de l'unité de recherches "HAR", traducteur et spécialiste de l’œuvre de Pier Paolo Pasolini
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