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La bande originale du film "Nos plus belles années"

Barbra Streisand, Ubu et Ian McEwan

7 min
À retrouver dans l'émission

Une soirée spéciale Barbra Streisand sur Arte demain, la pièce "Ubu" d'Olivier Martin-Salvan et le livre "Dans une coque de noix" de Ian McEwan (Gallimard)

La bande originale du film "Nos plus belles années"
La bande originale du film "Nos plus belles années"

Barbra Streisand : soirée spéciale sur Arte demain à partir de 20h55

La chanson du week-end est une chanson américaine de 1974, qui reste LE single de cette année-là, d’ailleurs aujourd’hui encore elle est classée huitième dans le top 100 des meilleures chansons de films de l’American Film Institute. Elle a reçu le Golden Globe, l’Oscar de la meilleure chanson originale en 1974, et le Grammy Award l’année suivante : "The Way we were", chantée par Barbra Streisand. Pourquoi passer cette chanson ce matin, en dehors du fait qu’on l’aime bien? Parce qu’Arte diffusera demain soir le film de Sidney Pollack, "Nos plus belles années" en français, dans le cadre d’une soirée consacrée à l’actrice et chanteuse unique en son genre. Dans ce film, elle incarne l’inoubliable Katie Morosky, jeune militante communiste qui au sortir de la guerre tombe amoureuse de Hubbell Gardiner, beau gosse bourgeois et frivole joué par Robert Redford. Katie et Hubbell s’aiment mais ne s’entendent pas, car tout les oppose. On garde de ce film le souvenir romantique d’un amour impossible sur fond d’histoire des Etats-Unis, de la seconde guerre mondiale au maccarthysme.

Dans le documentaire qui suivra le film, « Naissance d’une diva » sur l’ascension de cette véritable icône planétaire que fut Barbra Streisand, on apprend beaucoup de choses sur celle qui fut révélée dans "The Funny Girl", d’abord sur les planches, puis dans le film de William Wyler. Elle a marqué toute une époque et même au-delà tant elle a su se renouveler, et elle apparaît même comme une sorte de modèle féminin qui a ouvert la voie à bien des femmes par la suite.

"Ubu", d'Olivier Martin-Salvan au Théâtre des Bouffes du Nord

"Ubu", c’est la toute dernière création du génial Olivier Martin-Salvan avec Thomas Blanchard, Robin Causse, Mathilde Hennegrave et Gilles Ostrowsky, une création collective d’après "Ubu sur la butte" et "Ubu roi" d’Alfred Jarry née au festival d’Avignon en juillet 2015, reprise en tournée depuis le début de l’année. Une heure de fou rire ininterrompu. D’un humour dont Olivier Martin Salvan a le secret, lui qui est capable de passer des pièces de Valère Novarina au Pantagruel de Rabelais. Un esprit rabelaisien qu’on retrouve dans les outrances de son Ubu, dictateur ventripotent pas très loin dans le genre grand guignol sanguinaire de certains dirigeants actuels, qu’il balance entre cruauté, bêtise et grossièreté avec beaucoup de finesse, le tout dans un espace composé de modules de gymnastique en mousse, comme une aire de jeu ou un ring au sol, entre aérobic, GRS, cavalerie et boxe. Du burlesque à l’état brut qui met en joie et qui fait un bien fou

Ubu, au Théâtre des Bouffes du Nord jusqu'au 23 avril, puis du 25 avril au 6 mai à la Maison des Arts de Créteil, du 13 au 20 mai au Théâtre de Villefranche, les 23 et 24 mai à St Denis de la Réunion et du 6 au 9 juin à la Halle aux grains de Blois.

"Dans une coque de noix", de Ian McEwan (Gallimard)

Et pour finir cette trilogie d’envies, un livre, celui de l’écrivain Ian McEwan qui a paru cette semaine chez Gallimard traduit par France Camus-Pichon. Il a pour titre "Dans une coque de noix". L’action se passe aujourd’hui, les personnages se cultivent grâce aux podcasts et le monde ne tourne pas rond. Le narrateur n’est autre qu’un foetus (déjà pas commun) à qui il ne reste que quelques semaines avant son entrée dans le monde, et qui veille sur ce qui se passe autour de lui. Or, ce qui se passe autour de lui n’est pas des plus réjouissants, puisqu’un complot se trame contre son père, un certain John, poète et éditeur. Un complot ourdi par sa propre mère, Trudy, qui soit dit en passant ingurgite des litres de vin (ce qui fait que le foetus sait déjà faire la différence entre un grand cru et une picrate), avec la complicité de son amant, qui n’est autre que le frère du père, un certain Claude, ignare insipide!

Il y a donc quelque chose de pourri au royaume d’Angleterre du XXIe siècle. Ian Mc Ewan nous offre avec ce thriller ardent une sorte d’Hamlet in utero où la question n’est plus « Etre ou ne pas être » mais « naître ou ne pas naître ». C’est un roman à la fois truculent et effrayant où le pauvre narrateur incapable de changer le cours des choses et tapi dans un étouffant crépuscule prolongé, se débat pour trouver comment empêcher le meurtre du père, et qui du coup déploie des trésors d’imagination...

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