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La Vérité contemporaine rédigée par Eugène de Mirecourt... paraît le jeudi de chaque semaine... 1853
Épisode 4 :

Pars destruens : Ce que n'est pas la vérité (suite)

58 min
À retrouver dans l'émission

Pourquoi la vérité ne doit-elle pas être exclue de la sphère politique? demande la philosophe Claudine Tiercelin. Comment a-t-elle un rôle capital à jouer dans la défense de nos principes, de nos valeurs et de nos idéaux démocratiques?

La Vérité contemporaine rédigée par Eugène de Mirecourt... paraît le jeudi de chaque semaine... 1853
La Vérité contemporaine rédigée par Eugène de Mirecourt... paraît le jeudi de chaque semaine... 1853 Crédits : BNF Gallica

Nouvelle diffusion du 10 octobre 2017

Claudine Tiercelin, titulaire de la chaire de Métaphysique et philosophie de la connaissance, nous entraîne dans une vaste enquête autour de la notion problématique et critiquée de vérité, dans la cadre de son exigeante mais stimulante série "Connaissance, vérité et démocratie". La normalienne passée par Berkeley et qui a fait sa thèse sous la direction Jacques Bouveresse, sur le problème des universaux chez Pierce, tisse des ponts entre l’Europe et l’Amérique et nous introduit au coeur de la philosophie analytique anglo-saxonne.

Dans la "pars destruens" de son enquête qui occupe le cours précédent et celui d’aujourd’hui, il s’agit donc,

"en un premier temps, à tirer au clair ce que n’est sans doute pas la vérité. Comment il apparaît que le concept de vérité ne se réduit pas facilement à certains concepts dans lesquels on tend parfois à l’enfermer, au premier rang desquels : la correspondance (à laquelle nous associons assez naturellement la vérité, mais qui, sauf à y voir une forme de truisme, relève davantage, en toute rigueur, d’une illusion), la cohérence (laquelle à, entre autres défauts, par le holisme qu’elle engendre, de rendre parfois acceptables des croyances purement contradictoires, ou encore de ne pas rendre compréhensible notre « ancrage » dans le monde, en sous estimant le rôle de nos croyances, de nos perceptions et des liens qui existent entre la connaissance, la pratique et l’action)."

Claudine Tiercelin discute les écueils et les apports de ces différentes approches, avant de "montrer les insuffisances d’une analyse du concept de vérité en termes d’utilité ou encore de vérification ou de vérifiabilité".

A l’issue de l’interrogation de ces différentes approches, où nous retrouverons en particulier les discusions de Gottlob Frege, William James, Frank Ramsey et Bertrand Russell,

"Nous voici, explique Claudine Tiercelin, donc apparemment placés, à ce stade, devant l’alternative suivante : Soit nous employer à chercher une voie autre, moins substantielle, en quelque sorte, comme tendent à nous le proposer certains déflationnistes ou partisans d’une approche minimaliste de la vérité, Soit, renoncer, une fois pour toutes, à nous intéresser à la question de la vérité, et nous résoudre à admettre, de surcroît, qu’appliquée au domaine politique, c’est une perspective de type rawlsien ou kelsenien qui est la plus appropriée."

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 8 mars 2017, pour le cours de Claudine Tiercelin, « Connaissance, vérité et démocratie » aujourd’hui : "Pars destruens : Ce que n'est pas la vérité (suite )"

Intervenants
  • philosophe, professeure au Collège de France, membre de l’Institut, Académie des sciences morales et politiques
L'équipe
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