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Portrait d’Armand Carrel, par Ary Scheffer, Musée de la vie romantique/Procès du "National", au sujet des arrestations préventives pour délits de la presse : plaidoyers de MM. Odilon Barrot, Charles Comte et Armand Carrel,1832
Épisode 6 :

Le moment de gloire d’Armand Carrel

59 min
À retrouver dans l'émission

Quel est l’appel à la désobéissance du journaliste républicain, Armand Carrel ? Comment la loi de 1822, qui punit la "mauvaise foi", est-elle utilisée contre Carrel et son journal indépendant, "Le National", par la Monarchie de juillet? Demande Antoine Compagnon.

Portrait d’Armand Carrel, par Ary Scheffer, Musée de la vie romantique/Procès du "National", au sujet des arrestations préventives pour délits de la presse : plaidoyers de MM. Odilon Barrot, Charles Comte et Armand Carrel,1832
Portrait d’Armand Carrel, par Ary Scheffer, Musée de la vie romantique/Procès du "National", au sujet des arrestations préventives pour délits de la presse : plaidoyers de MM. Odilon Barrot, Charles Comte et Armand Carrel,1832 Crédits : Wikicommos/Ary Scheffer/Gallica BNF

Comment le talentueux journaliste, envoyé en prison, réussit-il l’exploit de donner un grand discours devant la Chambre des pairs? 

Nous retrouvons aujourd’hui encore Armand Carrel, « à la fois le courage et le talent du National » selon les mots de Chateaubriand, au sommet de sa gloire, quand les procès se multiplient à partir de 1832 pour délits de presse. 

Antoine Compagnon, titulaire de la chaire "Littérature française moderne et contemporaine : Histoire, critique, théorie » nous entraîne dans une vaste fresque historique et journalistique dans le premier tiers du XIXe siècle dans le cadre de sa série "De la littérature comme sport de combat",  initiée en 2017. 

Notre historien de la littérature avait rappelé dans les cours précédents consacrés à la figure du « lieutenant-journaliste », une déclaration d’Armand Carrel dans l’un de ses procès en 1832, qui embrassait ainsi son itinéraire politique : 

« Repoussé par la Restauration d'une carrière de choix et dans laquelle j'avais cru trouver les occasions de servir mon pays, j'ai laissé l'épée et pris la plume, quand il n'y avait plus que cette arme pour combattre la Restauration ; je me suis mis à dévorer les livres pour y trouver des arguments contre elle, et si l'indignation ne m'a pas fait poète, elle m'a fait écrivain laborieux. La Révolution de juillet m'a trouvé journaliste et laissé journaliste. » 

Son texte le plus violent, Armand Carrel le réserve à la Chambre des pairs qui est devenue "juge et partie", dans la lutte entre le pouvoir et la presse d’opposition. Le tribun qui a abandonné la Monarchie de juillet en 1832, pour devenir le fer de lance de l’opposition républicaine, en prônant une République d’ordre qui pourrait rendre à la France, « la paix, l’honneur et la liberté », livre bataille, se défend lui-même et gagne ses procès, avant d’être emprisonné en août 1834 à Sainte-Pélagie où l’attend son moment d’apothéose. 

Et nous gagnons le Collège de France, les 6 et 13 février 2018, pour le cours d’Antoine Compagnon, aujourd’hui « Le moment de gloire d’Armand Carrel »

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