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Fin 1948 : réfugiés palestiniens (Mandat britannique de Palestine), en route pour la Galilée.
Épisode 16 :

Le plan de partage et la guerre civile palestinienne

59 min
À retrouver dans l'émission

Comment le plan de partage de la Palestine est-il voté et adopté le 29 novembre 1947 ? Qu’est-ce que la « guerre civile palestinienne » ? S’interroge l’historien Henry Laurens. Comment les acteurs arabes se trouvent-ils profondément divisés face au dossier palestinien ?

Fin 1948 : réfugiés palestiniens (Mandat britannique de Palestine), en route pour la Galilée.
Fin 1948 : réfugiés palestiniens (Mandat britannique de Palestine), en route pour la Galilée. Crédits : Fred Csasznik (Domaine public)

Que représente le danger de la création d’un Etat monoconfessionnel au Proche-Orient pour les Etats arabes ? Pourquoi Ben Gourion pense-t-il qu’il faut casser le système milicien et quelle est la volonté du leader sioniste de créer un Etat ? Comment les violences s’enchaînent-elles dans un processus d’escalade, opposant les juifs aux Arabes palestiniens ? 

Henry Laurens, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire « Histoire contemporaine du monde arabe » achève aujourd’hui sa grande interrogation de l’hégémonie britannique entre 1926 et 1948, dans le cadre de sa série pluri-annuelle consacrée aux crises d’Orient. Comme nous l’avons vu dans les cours de la semaine passée, c’est la "question palestinienne", le premier conflit israélo-arabe, qui a porté un coup mortel à cette hégémonie des Britanniques au Moyen-Orient au début de la guerre froide.

Alors que le mouvement sioniste "endosse" le plan de partage à l’exception des groupes extrémistes, l’Irgoun et le Stern, Henry Laurens explique les enjeux du rejet de ce plan par les Arabes dans le volume IV des Orientales :

« Tous les Arabes palestiniens sont unanimes dans le rejet du plan de partage de 1947, plus défavorable que celui de 1937. La part juive est plus importante, en particulier dans les régions littorales (…). Jaffa et Haïfa sont voués à devenir des enclaves en zone juive et Jérusalem doit être internationalisée. L’Etat arabe palestinien ainsi proposé est déstructuré  et sans véritable classe dirigeante, situation que les experts de l’ONU n’ont pas prise en compte. Le rejet est viscéral de la part de tous, puisque le plan est ressenti comme une injuste dépossession divisant les Arabes de Palestine en 3 groupes, 1. Les Arabes de l’Etat juif citoyens de seconde zone alors qu’ils constituent au moins au début une population numériquement équivalente à celle de la composante juive qui risque de se voir exproprier leurs terres pour des motifs d’intérêt public ; 2. Les Arabes de Jérusalem internationalisée alors que la ville sainte est la référence centrale de l’identité ; 3. Les Arabes de l’Etat palestinien tronçonné, en partie enclavé et sans centre capable d’exercer une véritable autorité. La perte de territoire s’accompagne de celle de l’identité. »

Pourquoi la « contradiction » du côté des acteurs arabes repose-t-elle "sur le fait de savoir à quel niveau la question palestinienne doit être traitée, au niveau arabe ou au niveau palestinien » ? Comment Arabes et juifs s’arment-ils? Pour les Britanniques, comment quitter la Palestine ? Comment face au déchaînement de violences, les Etats-Unis imposent-ils un embargo total sur les livraisons d’armes au Proche-Orient le 5 décembre 1947 ? Quels sont les débats aux Etats-Unis sur le dossier palestinien au printemps 1948 ? Comment l’exode palestinien pose-t-il le problème du retour ? Mais tout de suite comment la majorité des deux tiers va-t-elle être constituée pour le vote final du plan de Partage de la Palestine ?

Et nous gagnons le Collège de France le 16 janvier 2919, pour le cours d’Henry Laurens intitulé, « Les crises d’Orient, l'hégémonie britannique 1926-1956 », aujourd’hui "Le plan de partage et la guerre civile palestinienne".

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