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Jacques Bouveresse (1940-2021), normalien, Agrégé (1965) et Docteur en philosophie (1975), a enseigné à Paris1 et à Genève. Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Philosophie du langage et de la connaissance (1995-2010)

De la philosophie, de la connaissance et de la musique : Hommage à Jacques Bouveresse

58 min
À retrouver dans l'émission

La philosophie pourrait-elle n'être, au fond, qu'un masque, dont on se couvre pour s'embellir? Jacques Bouveresse s'interroge sur la philosophie & sur la connaissance. Il revient sur ses recherches, ses auteurs de chevet, Nietzsche, Wittgenstein, Musil, Kraus, Valéry & sur son rapport à la musique.

Jacques Bouveresse (1940-2021), normalien, Agrégé (1965) et Docteur en philosophie (1975), a enseigné à Paris1 et à Genève. Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Philosophie du langage et de la connaissance (1995-2010)
Jacques Bouveresse (1940-2021), normalien, Agrégé (1965) et Docteur en philosophie (1975), a enseigné à Paris1 et à Genève. Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Philosophie du langage et de la connaissance (1995-2010) Crédits : Patrick Imbert / Collège de France

En hommage au philosophe, Jacques Bouveresse qui nous a quittés le 9 mai 2021, nous vous proposons d’écouter, à nouveau, son grand entretien avec Christine Goémé, diffusé le 28 juin 2016, dans le cadre de lEloge du Savoir.

Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire "Philosophie du langage et de la connaissance", de 1995 à 2010, Jacques Bouveresse nous montre, dans cet entretien, une formidable et profonde curiosité, alliée à une merveilleuse liberté, dans sa pratique de chercheur et de philosophe.

Les quatre cultures de Jacques Bouveresse

La philosophe, Claudine Tiercelin, qui fut son élève et qui occupe la chaire "Métaphysique et philosophie de la connaissance" au Collège de France, lui rend hommage dans un bel article publié pour le journal, Le Monde. Elle rappelle :

"Bouveresse avait au moins quatre cultures :  la philosophie, la littérature et la poésie, la science et la logique, la musique".  

Et c'est bien ces "quatre cultures" articulées ensemble que nous retrouvons dans l'entretien entre Jacques Bouveresse et Christine Goémé. 

Dans son hommage, Claude Tiercelin montre à la fois combien l'univers intellectuel du philosophe pouvait être étendu et combien il pouvait être celui d'un germaniste :

"En dépit de sa réputation de philosophe analytique, il était bien plus ancré dans la tradition allemande et surtout autrichienne que dans la philosophie anglophone. Ses vraies références étaient Bernard Bolzano, Gottlob Frege, Rudolf Carnap, Moritz Schlick, Hans Reichenbach, Kurt Gödel ou Karl Popper, les fondateurs du type de philosophie qu’allaient populariser les Américains. Mais il s’estimait tout autant l’héritier de la tradition rationaliste française, celle de ses maîtres, Jules Vuillemin et Gilles Granger, mais aussi Georges Canguilhem et Jean Cavaillès. Plus que tout, souligne encore la philosophe, son univers était celui d’un germaniste, épris de littérature, surtout Robert Musil et Karl Kraus, ses deux auteurs de prédilection. En musique, il suivait aussi Wittgenstein, préférant Brahms à Wagner, et il consacra ses derniers essais à la philosophie de la musique, notamment Le Parler de la musique, en trois tomes, de 2017 à 2020."

Du cours "exceptionnel" et "magnifique" sur Gödel au Collège de France ("Kurt Gödel : mathématiques, logique et philosophie) en ouverture d'entretien, à ses grands livres ou publications récentes, au delà des itinéraires et des recherches, c'est une perception du monde  et un regard à la fois très ouverts et sans hiérarchie dans les connaissances, mais aussi une approche très précise, au plus près des mots et des textes, qui s'affirment chez Jacques Bouveresse. Claudine Tiercelin, qui a également publié un beau texte hommage pour Philosophie Magazine, souligne justement :

"Jacques Bouveresse a souvent préféré à l’exposé par thèses et arguments, le recours au commentaire serré des œuvres, la citation exacte, permettant, à partir du texte, de circonscrire un problème. L’étendue et l’originalité de l’approche, dans le fond et le style, la distance ironique, voire la charge satirique, la résistance aux phrases et aux illusions que les philosophes entretiennent souvent sur leur compte, la netteté des choix et des refus au moins autant que des « thèses » systématiques, le disputent à la complexité et à la subtilité des analyses, quel que soit le secteur : philosophie des mathématiques, de la logique, de la perception, de la connaissance, des sciences ou du langage."

"On ne sert pas les âmes par l'à-peu-près..."

Jacques Bouveresse nous dit dans l'entretien avec Christine Goémé qu’il ne comprend pas "l’ignorance et le mépris qui touchent la science", tandis qu'il exprime à nouveau son inquiétude face à "l'à peu près et l’imposture qui prospèrent de façon incroyable". Dans sa leçon inaugurale, il citait justement "un de ses prédécesseurs les plus éminents dans ces lieux : 

"Merleau-Ponty, a exprimé parfaitement le malentendu qui existe et qui probablement ne cesse de s’aggraver entre ce que la philosophie peut offrir aujourd’hui et ce que le public lui demande, lorsqu’il a dit : « On ne peut pas attendre d’un philosophe qu’il aille au-delà de ce qu’il voit lui-même, ni qu’il donne des préceptes dont il n’est pas sûr. L’impatience des âmes n’est pas ici un argument ; on ne sert pas les âmes par l’à-peu-près et l’imposture. »"

Interrogé par Christine Goémé sur le succès de la philosophie dans les médias et en librairie, Jacques Bouveresse souligne l'ambiguïté de ce succès et affirme son incertitude sur le rôle de la philosophie dans le monde, et sur les attentes du public vis-à-vis des philosophes

Il y a une incertitude considérable concernant ce qu'on cherche exactement à faire quand on fait de la philosophie. Et puis également une incertitude, qui est à peu près aussi aussi importante, concernant ce qui est attendu exactement par le public des philosophes. [...] Je ne pense pas que la philosophie a pour tâche d'expliquer aux gens ce qui est bien et ce qui est mal. 

Claudine Tiercelin et Jacques Bouveresse au colloque  "La reconstruction de la raison. Dialogues avec Jacques Bouveresse", au Collège de France, mai 2013
Claudine Tiercelin et Jacques Bouveresse au colloque "La reconstruction de la raison. Dialogues avec Jacques Bouveresse", au Collège de France, mai 2013 Crédits : P. Imbert / Collège de France

Dans son hommage pour Philosophie magazine, Claudine Tiercelin cite Jacques Bouveresse sur l'ironie qui doit accompagner le rationalisme

"Plus la réalité vraie est celle de la compétition économique, du marché et du profit, plus on semble avoir besoin de gens qui rappellent que les grandes idées et les idéaux restent essentiels, même s’ils sont contredits de façon patente et presque insupportable par cette réalité. C’est pourquoi il ne peut y avoir de rationalisme sans une bonne dose d’ironie. Otto Neurath disait déjà que “l’humour est une précondition de la morale”. J’ai envie d’ajouter sur le même ton que l’ironie est une précondition du rationalisme."

"La philosophie pourrait-elle n'être, au fond, qu'un masque, dont on se couvre pour s'embellir?" s'interroge Jacques Bouveresse, citant Nietzsche

Sur l'importance qu'il convient d'accorder aux philosophes, Jacques Bouveresse cite Nietzsche, auteur dont il nous dit qu'il "le relit chaque année" et qu'il s'y est "toujours intéressé, de façon tout à fait directe" :

"Je ne crois pas que les philosophies soient aussi dangereuses qu'elles se l'imaginent, écrit Nietzsche" (...) "Les êtres humains aiment se montrer beaux et pour cela, ils ont besoin de masques. La philosophie n'est au fond qu'un de ces masques". 

Jacques Bouveresse commente cette brève citation de Nietzsche :

"Je ne dis pas que ça correspond à ce qu'il pensait en profondeur. Cela peut être une remarque qu'il a faite comme ça dans un moment de doute ou de découragement. Mais c'est assez étonnant de voir un philosophe, comme lui, reconnaître qu'au fond, même la philosophie pourrait n'être, au fond, qu'un masque, dont on se couvre pour s'embellir et qui, en tout cas, n'a peut être pas exactement l'importance qu'elle s'attribue. Et ça, c'est évident, dans un pays comme la France, c'est très difficile de dire ça, parce qu'on est dans un pays où on attribue à la philosophie une importance réellement exceptionnelle comparée à beaucoup d'autres pays, où on lui attribue la possibilité de contribuer de façon profonde à changer les choses, changer la société, en particulier. Il y a cette idée que toute philosophie digne de ce nom devrait se traduire plus ou moins par un engagement politique, etc. Là aussi, ce n'est pas quelque chose qui ne va pas de soi".

Outre Friedrich Nietzsche, Jacques Bouveresse lit régulièrement Paul Valéry, qui a été lui aussi professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Poétique(1937-1945). Le philosophe partage avec l'écrivain son intérêt pour les "mathématiques, la logique, et bien d'autres choses du point de vue scientifique". Il s'est intéressé à cette relation intime de Paul Valéry avec le monde des sciences. Et cela d'autant plus que Jacques Bouveresse a "toujours trouvé qu'il y a chez beaucoup de littéraires et beaucoup de philosophes, une ignorance et un mépris des sciences" qu'il n'arrive pas à comprendre. 

"Quand on vit dans une société qui est déterminée à ce point, et structurée par la science et par les productions et les acquis de la science (...) je pense que du coup, ça créé, au moins du point de vue intellectuel, une obligation de comprendre ce qu'il en est de la science, ce que beaucoup de philosophes n'ont pas l'air de penser du tout. Mais Valéry, évidemment , c'est le contraire."

Jacques Bouveresse aborde les liens plus ou moins harmonieux entre littérature, philosophie, musique et science. Alors qu'il note peut-être un inquiétant retour du religieux, pour ne pas dire des guerres de religion, il s'interroge sur les rapports de la philosophie avec la théologie :

"Je ne peux qu'observer qu'une fois de plus que la philosophie se situe toujours beaucoup plus facilement du côté de la théologie et de la religion que du côté de la science, c'est-à-dire la science, c'est toujours quelque chose, pour le philosophe, à quoi il faut résister. C'est toujours quelque chose de menaçant. La théologie ou la religion, beaucoup moins."

Le philosophe explique 

"Il y a une espèce de solidarité qui se manifeste spontanément entre la philosophie et la religion, face à la menace de la science. J'avais été frappé très tôt, quand j'étais jeune et, je l'ai dit à différentes reprises, par cette asymétrie qu'il y a dans les relations de la philosophie, d'une part, avec la science, qui est la menace, toujours plus ou moins, et puis la religion."

Le philosophe, Pascal Engel, dans sa belle lecture hommage à Jacques Bouveresse (Raison garder, 19 mai 2021) note :

"En fait, le philosophe a toujours fait de la politique, mais de la politique intellectuelle" (...) "Bouveresse n’a pas seulement critiqué les « Nouveaux philosophes » dès leur apparition mais souvent porté le fer contre la toute puissance des médias en tant qu’entreprise de corruption de la langue – c’est-à-dire aussi, suivant Kraus, de la morale".

En 2006, répondant à une interview de Nicolas Truong pour Philosophie magazine, Jacques Bouveresse expliquait à propos de sa critique des médias et de ses lectures de Karl Kraus :

"J’ai commencé à lire Kraus à la fin des années 1950 et je n’ai eu aucune difficulté à comprendre pourquoi il a éprouvé le besoin de mener une guerre contre le journalisme. Je trouve d’ailleurs que chaque jour qui passe, notamment avec la concentration qui s’accentue et la dépendance de plus en plus grande de la presse par rapport au pouvoir économique, justifie un peu plus ses critiques. J’ai toujours considéré la presse comme un pouvoir inquiétant et facilement abusif, pour lequel il n’est pas certain que puissent exister des contre-pouvoirs appropriés. Pour des raisons évidentes, je me suis intéressé un peu plus particulièrement à l’emprise que la presse et les médias exercent sur les mondes de la culture et de la philosophie".

La philosophe Christiane Chauviré, Professeur Emérite à Paris1, rappelle dans son hommage pour Le Nouvel Obs que "La prose vigoureuse de Bouveresse avait trouvé sa vérité dans les années 1980-1990 dans la polémique d’inspiration éthique à l’image de celles d’un Kraus ou d’un Musil, ce qui lui permet de jouer un rôle plus visible dans la vie intellectuelle française". Elle s'attache aussi à souligner la proximité entre Jacques Bouveresse et Pierre Bourdieu, titulaire de la Chaire de Sociologie au Collège de France, 1982-2001 :

"Le grand sociologue a joué un grand rôle en 1995 en le faisant entrer au Collège de France, écrit-elle. Il s’en est suivi une amitié fraternelle entre eux, motivée entre autres par le fait que tous deux sont d’origine rurale : ils ont bénéficié de l’ascenseur social à une époque où il existait encore. Bourdieu trouve en Bouveresse une force théorique qu’il respecte, ils se sont retrouvés intellectuellement autour des questions du suivi de la règle, de l’habitus, des jeux de langage et du social, tandis que Bourdieu devenait, de son propre aveu, de plus en plus wittgensteinien. Bouveresse n’a donc pas été un « philosophe sans opinion » comme on l’a dit parfois, mais un homme de conviction, qu’on ne saurait tirer dans le sens d’une sorte de neutralité philosophique."

Pour une "épistémologie de la connaissance littéraire"... mais est-ce possible ?

Qu'est-ce qui intéresse Jacques Bouveresse quand il lit Musil, Kraus ou Valéry?

Pour Pascal Engel, dans son texte-hommage :

"Bouveresse était aussi un grand lecteur des écrivains et des poètes, et particulièrement des écrivains autrichiens. Mais il ne les lisait jamais simplement comme des porteurs de l’idéal des Lettres contre celui des Sciences. Au contraire, ce qu’il cherchait chez Musil, Kraus ou Valéry, c’était la visée cognitive et aléthique, leur tentative pour essayer d’avoir en littérature le même idéal de rigueur et de vérité que celui de savants, mais par leurs voies propres. C’est parfaitement clair dans ses nombreux écrits sur Musil, dans lesquels il a montré combien ce dernier pensait autant en scientifique qu’en écrivain ayant tenté de trouver l’alliance de la raison et du sentiment".

Au cours de l'entretien avec Christine Goémé, Jacques Bouveresse, à la fois philosophe qui questionne la notion de vérité et grand lecteur de fictions, explique qu'il s'est heurté à une "question non résolue" :

"J'ai publié un livre intitulé 'La connaissance de l'écrivain', dans lequel j'ai abordé une question qui est à peine effleurée, la plupart du temps, qu'on pourrait appeler l'épistémologie de la connaissance littéraire. La plupart des gens pensent qu'il y a une connaissance littéraire, c'est-à-dire, quand on lit un roman (un bon roman), on acquiert une forme de connaissance que la littérature semble être la seule en mesure de nous procurer. Le sentiment qu'on a, c'est qu'on pourrait ne pas arriver à quelque chose du même genre, ni par la philosophie, ni en appliquant la méthode des sciences, puisque, bien sûr, ce n'est pas par la méthode expérimentale qu'on acquiert ce genre de connaissances". 

Foucault a-t-il lu Nietzsche à l'envers ?

L'année de son entretien avec Christine Goémé, Jacques Bouveresse a publié Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir (Agone,). La productrice lui demande si Michel Foucault, qui a été titulaire de la chaire Histoire des systèmes de pensée (1970-1984) au Collège de France a lu Nietzsche à l'envers. Le philosophe explique :

"Ce qui m'a déconcerté chez Foucault, en particulier dans les textes que j'ai analysés, - les textes consacrés plus spécifiquement à la volonté de vérité et à la volonté de savoir, et on a l'impression, en effet, que Foucault renverse le rapport de cause à effet qui est censé exister entre la vérité et la connaissance. Mais en tout cas, il donne l'impression de penser que la vérité est plus un effet de la connaissance, qu'une cause, c'est à dire, il y a de la vérité, parce qu'il y a de la connaissance. Et non pas comme un réaliste le dirait, parce qu'il y a d'abord des vérités à connaître et puis on en acquiert, ou on n'en acquiert pas la connaissance." 

Le fil de la musique pour les philosophes...

Dès le début de l'entretien, s'installe la relation des philosophes avec la musique, notamment les deux grands philosophes avec lesquels Jacques Bouveresse n'a cessé de dialoguer, Nietzsche et Wittgenstein :

"Je me suis lancé un peu dans une comparaison entre le cas de Nietzsche et celui de Wittgenstein, puisqu'ils ont au moins un point commun, c'est que c'était l'un et l'autre des philosophes qui considéraient la musique comme étant à cet égard encore plus importante que la philosophie."

En fin de discussion, Jacques Bouveresse revient avec un certain plaisir sur sa passion pour la musique et les derniers travaux qu'il y consacre. L'érudition se met au service des anecdotes pour évoquer les relations de la famille Wittgenstein avec les grands musiciens tels que Brahms et Ravel.

Pour prolonger

- Les cours de Jacques Bouveresse au Collège de France, titulaire de la chaire "Philosophie du langage et de la connaissance",

- Colloque au Collège de France dirigé par Claudine Tiercelin et Jacques Bouveresse : "La reconstruction de la raison. Dialogues avec Jacques Bouveresse" (27-29 mai 2013)

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Quelques publications de Jacques Bouveresse, liées à son entretien avec Christine Goémé

  • Philosophie du langage et de la connaissance, Leçon inaugurale prononcée le vendredi 6 octobre 1995, édition électronique. Cette leçon inaugurale a été rééditée dans l’ouvrage suivant : Jacques Bouveresse, La demande philosophique, Que veut la philosophie et que peut-on vouloir d'elle?, Paris, Éditions de l’Éclat, 1996 (poche)
  • Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir, Agone, 2016
  • _Robert Musil, L’homme probable, le hasard, la moyenne et l’escargot de l'histoir_e, Éditions de l’Éclat, 2013
  • « La philosophie d’un anti-philosophe: Paul Valéry », Zaharoff Lecture, Oxford University, 4 février 1993, and published in French by Clarendon Press, Oxford, 1993,
  • La connaissance de l'écrivain. Sur la littérature, la vérité et la vie, Agone, 2008.
  • Satire et prophétie : les voix de Karl Kraus, Agone 2011 et « "Au commencement était la presse...". Le pouvoir des médias et la rebellion de Karl Kraus : une leçon de résistance pour notre temps ? », Agone, no 40.
  • Essais I. Wittgenstein, la modernité, le progrès et le déclin, Agone, 2000.
  • Le Parler de la musique 1. La musique, le langage, la culture et l’Histoire, Editions L'Improviste, 2018

Jacques Bouveresse : “Les philosophes se racontent beaucoup d’histoires",  propos recueillis par Nicolas Truong, Philosophie magazine, 26 juillet 2006 

En hommage

Claudine Tiercelin 

  • “Il ne peut y avoir de rationalisme sans une bonne dose d’ironie”, hommage de Claudine Tiercelin à Jacques Bouveresse, Philosophie magazine, 12 mai 2021 
  • "La mort de Jacques Bouveresse, défenseur de la raison et des Lumières", Le Monde 12 mai 2021

Pascal Engel 

Christiane Chauviré, « Bouveresse et ses affinités électives », Le Nouvel Obs, 17 mai 2021

Intervenants
  • Professeur honoraire au Collège de France, chaire de Philosophie du langage et de la connaissance (1995-2010), il a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance, mais aussi sur des écrivains comme Musil et Kraus.

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