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 "Broken Hill Skull" from Kabwe, Zambia (replica, Museum Mauer, near Heidelberg, Germany). Type specimen of Homo rhodesiensis, renamed as Homo erectus, also sometimes named Homo heidelbergensis or "archaic Homo sapiens".
Épisode 2 :

Formes archaïques africaines

59 min
À retrouver dans l'émission

Qu’est-ce qui se passe en Afrique avec la diversification de plusieurs groupes d’hominines au pléistocène moyen? Quelles sont les formes archaïques d’Homo Sapiens? Jean-Jacques Hublin restitue découvertes et débats pour savoir comment les hommes modernes s’enracinent dans des formes plus anciennes?

 "Broken Hill Skull" from Kabwe, Zambia (replica, Museum Mauer, near Heidelberg, Germany). Type specimen of Homo rhodesiensis, renamed as Homo erectus, also sometimes named Homo heidelbergensis or "archaic Homo sapiens".
"Broken Hill Skull" from Kabwe, Zambia (replica, Museum Mauer, near Heidelberg, Germany). Type specimen of Homo rhodesiensis, renamed as Homo erectus, also sometimes named Homo heidelbergensis or "archaic Homo sapiens". Crédits : Wikicommons/Gerbil

Quels sont les problèmes de définitions, anatomiques, voire comportementales autour de l’Homo sapiens ?

Le paléoanthropologue, Jean-Jacques Hublin, professeur invité au Collège de France, depuis 2014 et directeur du département d'Évolution humaine à l'Institut d'anthropologie évolutive Max Planck de Leipzig en Allemagne, poursuit son exploration du genre Homo Sapiens, son origine, son évolution et son expansion dans le cadre de sa série intitulée "Homo sapiens, l’espèce orpheline". Il nous inscrit à la fois dans l’histoire des découvertes autour du genre homo mais aussi au cœur de la révolution technologique qui touche son domaine, l’approche étant résolument interdisciplinaire, soutenue par les avancées génétiques, l’analyse moléculaire des fossiles et la révolution numérique avec notamment le développement des images et des réalités virtuelles.

Dans on ouvrage, Quand d'autres hommes peuplaient la terre, co-écrit avec Bernard Seytre, Jean-Jacques Hublin rappelle :

"Voici plus de 500.000 ans vivaient des hommes qui furent les ancêtres communs des hommes de Neandertal et de l'Homme moderne. Découverts en Afrique et en Europe, on leur a donné diverses appellations (Homo antecessor**, Homo Mauritanicus, Homo heidelbergensis**). Un peu plus récemment vivaient en Afrique et en Europe des hommes dont le cerveau était plus grand que celui d’Homo erectus et dont les proportions crâniennes se rapprochaient davantage de celles de l'homme actuel".

Mais la face de ces hommes et leurs superstructures crâniennes étaient différentes avec des caractères primitifs. Dès lors, comment la morphologie moderne se met-elle en place ? Les formes du pléistocène moyen, heidelbergensis , rhodesiensis peuvent-elles être candidates pour l’origine d’Homo Sapiens ou faut-il chercher ailleurs ?

Dans le même ouvrage, le paléoanthropologue notait encore :

"Quant à la limite entre homo sapiens archaïques et homo sapiens modernes", "elle est difficile à tracer".

Aujourd’hui, nous allons découvrir comment la face moderne d’Homo Sapiens est assez primitive par un certain nombre d’aspects. Les changements de formes à l’origine des hommes, ne se réduisent pas à la taille ou à l’allométrie. Au-delà des définitions anatomiques, quels peuvent être les liens entre l’apparition du Middle stone Age en Afrique et Homo sapiens et les comportements modernes ?

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 11 octobre 2016, pour le cours de Jean-Jacques Hublin, intitulé « Homo sapiens : l’espèce orpheline », aujourd’hui les «Formes archaïques africaines ».

Intervenants
  • Paléoanthropologue, professeur au Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology de Leipzig, titulaire de la chaire Paléoanthropologie au Collège de France.
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