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Mandibule (Ternifire III) provenant du gisement de Ternifine (actuel Tighennif en Algérie), fouillé par Camille Arambourg et identifié comme Atlanthopus mauritanicus, maintenant Homo heidelbergensis ou Homo erectus.
Épisode 3 :

Les premiers hommes modernes

59 min
À retrouver dans l'émission

Faut-il chercher un point de discontinuité entre l’Homo sapiens et l’Homme moderne ou privilégier une évolution graduelle, comme les fossiles qui entrent progressivement dans la définition de cet homme moderne? Jean-Jacques Hublin questionne son émergence biologique et culturelle, cette semaine.

Mandibule (Ternifire III) provenant du gisement de Ternifine (actuel Tighennif en Algérie), fouillé par Camille Arambourg et identifié comme Atlanthopus mauritanicus, maintenant Homo heidelbergensis ou Homo erectus.
Mandibule (Ternifire III) provenant du gisement de Ternifine (actuel Tighennif en Algérie), fouillé par Camille Arambourg et identifié comme Atlanthopus mauritanicus, maintenant Homo heidelbergensis ou Homo erectus. Crédits : Wikicommons / José-Manuel Benito Álvarez (Locutus Borg)

Quelle est l’origine de l'homme moderne sur le plan comportemental ? Quel lien avec le Middle Stone Age africain ? Quelle est cette modernité culturelle ? Que peut-on apprendre par l’étude des gènes et de l’ADN mitochondrial ?

Le paléoanthropologue, Jean-Jacques Hublin, professeur invité au Collège de France, depuis 2014 et directeur du département d'Évolution humaine à l'Institut d'anthropologie évolutive Max Planck de Leipzig en Allemagne, poursuit son exploration de l’espèce Homo Sapiens, dans le cadre de sa série de cours consacrée à cette « espèce orpheline ». Aujourd’hui, il nous propose de poursuivre l’interrogation de l’émergence de l’homme moderne, sur le plan anatomique et comportemental.

Dans sa présentation qui ouvrait la première série de cours donnés au Collège de France, Jean-Jacques Hublin indiquait :

"plusieurs espèces de genre homo ont coexisté avec des formes robustes d’australopithèques."

et il notait plus loin,

il « n’y a pas de moment adamique, où l’homme devient homme »…

Dans on ouvrage, Quand d'autres hommes peuplaient la terre, co-écrit avec Bernard Seytre, le paléoanthropologue, rappelle :

"l’ étude de l'ADN mitochondrial et depuis peu de l'ADN nucléaire a confirmé que les lignées menant à l'homme moderne et aux néandertaliens ont divergé, il y a environ un demi million d'années, comme le suggérait déjà les fossiles. L'analyse des variations de cet ADN fournit également des informations sur le degré de diversité des populations disparues".

Il y a environ 300 000 ans, on trouve les fossiles attribués pour la première fois à Homo Sapiens. Nous suivons les hypothèses et les débats autour de l’origine de l’homme moderne, dans une approche interdisciplinaire qui mêle « la paléontologie humaine, l’archéologie préhistorique, la génétique ou la climatologie » Nous découvrons « l’interaction permanente du biologique et du culturel. » Les individus ne se reproduisent pas au hasard, souligne le chercheur. Quels sont les échanges de gènes, de pratiques ? Quel est alors le rôle des préférences culturelles et la part des changements environnementaux dans un temps où les conditions climatiques peuvent être défavorables ?

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 18 octobre 2016, pour le cours de Jean-Jacques Hublin, intitulé « Homo sapiens : l’espèce orpheline », aujourd’hui les "Les premiers hommes modernes".

Sa leçon inaugurale est publiée chez Fayard en 2017 sous le titre, Paléoanthropologie du genre Homo.

Intervenants
  • Paléoanthropologue, professeur au Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology de Leipzig, titulaire de la chaire Paléoanthropologie au Collège de France.
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