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une tablette d'argile gravée d'inscriptions cunéiformes, retrouvée sur le site archéologique d'Ebla. (3eme millenaire av. JC)
Épisode 1 :

Histoire des découvertes - Dominique Charpin

59 min
À retrouver dans l'émission

Comment s’affranchir de l’influence de l’histoire des découvertes ? Pourquoi peut-on abandonner la perspective centrée sur les sources du site El-Armana qui prévaut dans l'étude de l'histoire des relations diplomatiques au Proche-Orient ancien ?

une tablette d'argile gravée d'inscriptions cunéiformes, retrouvée sur le site archéologique d'Ebla. (3eme millenaire av. JC)
une tablette d'argile gravée d'inscriptions cunéiformes, retrouvée sur le site archéologique d'Ebla. (3eme millenaire av. JC) Crédits : LEEMAGE - AFP

L’assyriologue, Dominique Charpin, titulaire de la chaire, Civilisation mésopotamienne, propose une nouvelle série de cours autour des alliances dans le Proche-Orient ancien, où diplomatie et religion se mêlent étroitement. Cette étude permet de redonner plus d'importance à la première moitié du deuxième millénaire av. J.-C. en fonction des sources publiées plus récemment.

Cette heure d’ouverture revient sur l’histoire des découvertes de sites majeurs, comme « El-Amarna en 1887, avec la surprise et l’engouement pour un site en Egypte, Hattuša, à partir de 1906, puis l’illustre site de Mari, au « cœur du Proche-Orient, en Syrie (à partir de 1934) sur lequel Dominique Charpin a travaillé, le site d’Ugarit, (surtout à partir de 1951) qui est tout aussi fameux, mais aussi Ebla, en Syrie du Nord, à partir de 1975 et ses 4.000 tablettes. Les sources néo-assyriennes de Ninive et Nimrud sont également citées. Si nous croisons correspondances royales et traités à côté des épopées et des documents comptables qui enseignent sur les échanges de cadeaux, le cours de ce matin avec celui de demain sur la présentation des sources s’avèrent tous deux, une grande introduction avant d’explorer ce que les « archives les plus vieilles de l’humanité » peuvent nous apprendre sur les relations diplomatiques au Proche-Orient ancien.

Dans sa leçon inaugurale, rediffusée cet été, Dominique Charpin rappelait et je le cite que

« L’assyriologue travaille sur la longue durée, puisque les tablettes les plus anciennes remontent aux alentours de 3200 av. J.-C., alors que la tablette datée la plus récente est de 61 de notre ère. À mesure que progressent les découvertes, cette amplitude chronologique révèle toute sa richesse. »

Dominique Charpin dans une communication de 2004, intitulée, « Lire et écrire en Mésopotamie : une affaire de spécialistes? » rappelait les qualités du support en argile, pas cher, recyclable et résistant au feu et à l’eau (les 2 ennemis des archives).

Ce support en argile « explique le nom même de l’écriture cunéiforme, en raison de l’apparence des signes, résultant de la combinaison de coins (ou clous) formés par l’impression d’un calame en roseau à la surface d’une tablette d’argile. L’écriture cunéiforme, poursuit-il, est de nature mixte, comportant à la fois des logogrammes (1 signe pour 1 mot) et des phonogrammes (1 signe pour 1 syllabe). Le répertoire compte environ 600 signes, ayant le plus souvent plusieurs valeurs syllabiques et logographiques ».

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, pour le cours de Dominique Charpin, Les alliances au Proche-Orient ancien, entre diplomatie et religion, « Histoire des découvertes » le 4 mai 2016.

Pour prolonger :

ARCHILAB : base de données internationale qui présente les « Archives babyloniennes des XXe-XVIIIe siècles avant notre ère.

 Les sites archéologiques principaux de la Syrie au IIIe millénaire av. J.-C.
Les sites archéologiques principaux de la Syrie au IIIe millénaire av. J.-C. Crédits : Near_East_topographic_map-blank.svg: Sémhur / Wikicommons

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