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1936 : émeutes en Palestine
Épisode 5 :

Incertitudes au Proche-Orient

59 min
À retrouver dans l'émission

Quelles sont les incertitudes proches-orientales dans la deuxième moitié des années 1930, alors que les fascismes poussent leurs avantages et que le modèle des démocratie libérales semble en pleine crise ? S'interroge l'historien Henry Laurens.

1936 : émeutes en Palestine
1936 : émeutes en Palestine Crédits : Photo by © Hulton-Deutsch Collection/CORBIS/Corbis via Getty Images - Getty

Comment s’affirme un panarabisme radical et notamment un modèle d’unité arabe autoritaire prôné par la nouvelle génération d’officiers en Irak ? 

Comment la question des minorités se pose-t-elle au Proche-Orient depuis 1919-1920 et comment le Sandjak d’Alexandrette, à la charnière entre l’Anatolie et la Syrie, devient-il un problème ? 

Comment la question palestinienne et les tensions régionales pèsent-elles?  

Henry Laurens, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire « Histoire contemporaine du monde arabe » interroge "l'hégémonie britannique 1926-1956" dans le cadre de sa série pluriannuelle, intitulée "Les crises d'Orient"

Il nous propose un grand récit-analyse, sur le mode chronologique et thématique, qui nous mène de l’Irak indépendante à la Palestine sous mandat anglais, et aux Etats du Levant, sous mandat français, dans le contexte des traités syro-français et franco-libanais, tandis que s’affirme le royaume d’Arabie Saoudite.

Dans le même temps, les modèles de modernisations autoritaires du kémalisme et de l’Iran de Reza Shah séduisent un Proche-Orient travaillé par les mouvements nationalistes arabes et la question des minorités importées, après le premier conflit mondial, au moment des traités de paix.

Dans le cours précédent, Henry Laurens a présenté les débuts de la révolte palestinienne :

Depuis 1933, la progression de l’émigration juive permet d’envisager un moment proche où la population juive de la Palestine deviendrait majoritaire, ce qui permettrait "démocratiquement" de constituer un État juif. 

Cette progressions entraîne une grande peur dans la population arabe et une radicalisation d’une fraction de cette dernière. Des mouvements clandestins s’organisent dans la perspectives d’un soulèvement armé. 

1936 : Arabes palestiniens soutenant une grève générale pour la fin de l'immigration juive et du transferts de terres des Arabes aux Juifs, et le non-paiement d'impôts à l'administration britannique.
1936 : Arabes palestiniens soutenant une grève générale pour la fin de l'immigration juive et du transferts de terres des Arabes aux Juifs, et le non-paiement d'impôts à l'administration britannique. Crédits : Photo by PhotoQuest/Getty Images - Getty

Face aux événements de 1936,

Les responsables coloniaux français et anglais sont très inquiets des développements de l’affaire palestinienne.

Henry Laurens note encore : 

Les révoltés palestiniens font appel à la solidarité du monde musulman et la question y devient un thème de mobilisation politique 

Antony eden, le secrétaire d’État au Foreign Office, est préoccupé par les répercussions sur le Proche-Orient et la péninsule Arabique. Les routes impériales de communication sont mises en danger et l’italie fasciste se trouve maintenant en position de force en mer rouge. 

Les "amis" arabes de la Grande-Bretagne proposent leur médiation sur la base d’une suspension de l’immigration juive. 

Durant l’été 1936, la violence s’intensifie sans qu’une solution politique puisse émerger. Une formule transactionnelle est trouvée pour mettre fin au mouvement le 12 octobre 1936, explique encore Henry Laurens. 

Ainsi, avec l’accord des Britanniques, l’Égypte, l’Irak et la Transjordanie deviennent partie prenante dans le dossier palestinien. 

Le cours précédent s’est achevé sur la commission royale, présidée par Robert Peel, qui 

peaufine son rapport à Londres durant le printemps 1937 », tandis que « les actes de violence se multiplient en Palestine. 

Les opposants aux Husseini se rallient à l’idée de faire fusionner la Palestine arabe avec la Transjordanie en cas de partage. Le clivage entre Palestiniens recoupe ainsi celui entre partisans et adversaires des Hachémites.  

Mais avant de découvrir comment la montée des périls en Europe se répercute sur le Proche Orient des années 1935-38, Henry Laurens revient sur les objectifs du mouvement sioniste et le contexte complexe du début des années 1930.

Et nous gagnons le Collège de France le 28 novembre 2018.

Intervenants
  • Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'Histoire contemporaine du monde arabe.
L'équipe
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