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Détails couverture "P. Descola, Par-delà nature" et culture et E. Kohn, "Comment pensent les forêts?"
Épisode 10 :

Les forêts pensent-elles et comment interpréter les rêves des chiens ?

59 min
À retrouver dans l'émission

Que pouvons-nous apprendre du vide nomadique en Mongolie et des Darhad ? Comment passe-t-on d’un animisme dissymétrique à un analogisme distribué ? Les forêts pensent-elles ?

Détails couverture "P. Descola, Par-delà nature" et culture et E. Kohn, "Comment pensent les forêts?"
Détails couverture "P. Descola, Par-delà nature" et culture et E. Kohn, "Comment pensent les forêts?" Crédits : Folio/Z-S

Philippe Descola, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Anthropologie de la nature, s’est engagé dans une entreprise de reconceptualisation de sa discipline, dans le cadre de sa série pluriannuelle, intitulée « Les usages de la terre. Cosmopolitiques de la territorialité ». Il réinterroge dans ce cadre les modalités et les institutions du vivre ensemble dans les collectifs non modernes.

Il achève aujourd’hui son exploration des collectifs monospécifiques avec les Darhad et il nous présente en 2e partie, les enjeux et les limites des travaux sémiotiques d’Eduardo Kohn, qui a publié COMMENT PENSENT LES FORÊTS pour renouveler l’approche anthropologique. L'anthropologue amazoniste aborde "au fond", nous dit Philippe Descola, "avec brio", "la sémiotique trans-espèces".

Sur l’ethnographie des Darhad, Philippe Descola, note en particulier :

"Dans ce passage de l’animisme à l’analogisme, deux éléments paraissent jouer un rôle crucial. D’une part, certains êtres – les esprits du lieu – ne cohabitent plus dans des collectifs, mais vivent seuls dans des territoires qu’ils contrôlent ; ils deviennent ainsi des singularités disponibles pour une diversification ontologique plus ample".

Aux esprits des lieux et des maîtres des animaux, s’ajoutent des puissances verticales, célestes, les « Ciels ». Il analyse comment la notion de territoire devient inadéquate. Dès lors comment le vide nomadique s'organise-y-il entre les éléments mobiles et fixes? Comment ce vide nomadique est-il un espace déstructuré et a territorial?

L’anthropologue soulignant de fait la détérritorialisation de ce vide nomadique indique qu’il est "utilisable à l’occasion comme pâturage pour le bétail ou zone d’affût pour la chasse, c’est-à-dire en prenant grand soin de n’y être qu’un passager, de façon à ne pas basculer dans la perspective néfaste de ses occupants non humains".

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 11 mai 2016, pour le Cours de Philippe Descola, « Les usages de la terre. Cosmopolitiques de la territorialité » aujourd’hui « Vide nomadique et perspectives anthropologiques »

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- Bibliographie liée à la série de Philippe Descola.

- Interview d'Eduardo Kohn dans Geo, "Les forêts pensent, Eduardo Kohn vous dit comment", 10 mars 2017, dossier et vidéo.

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Détails couverture "P. Descola, Par-delà nature" et culture et E. Kohn, "Comment pensent les forêts?" Crédits : Folio/Z-S

Au musée du Quai Branly, Rencontre dans le cadre du cycle "Les Classiques contemporains en sciences humaines et sociales", avec Eduardo Kohn, Philippe Descola, Grégory Delaplace et Frédéric Keck.

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